Justin Etty, CEO du Cabinet Butor Capital, à travers cette interview qu’il a accordée à KANU, nous fait découvrir les offres et opportunités que la structure dont il a la charge propose à sa clientèle. On en retient que ce cabinet est une véritable bouée de sauvetage tant pour les entreprises que pour les investisseurs.
KANU : Présentez-nous le cabinet Butor Capital
Justin Etty : Le cabinet BUTOR CAPITAL est un cabinet de conseils en investissements et de structuration de financement. Le cabinet existe depuis une dizaine d’années à Dubaï. A ce jour, nous avons des représentations à Dubaï, au Botswana, en France et en Côte d’Ivoire. Nous avons une dizaine de collaborateurs permanents qui sont des lobbyistes, des analystes financiers, des juristes, des économistes et experts financiers. Au Botswana, notre structure est régulée par l’autorité des marchés financiers et peut, à ce titre, lever des ressources sur les places financières et auprès des investisseurs institutionnels. Nous faisons également de la gestion d’actifs pour le compte de nos clients Family offices ou HNWI (High Net Worth Investors).
Un des véritables enjeux des entreprises africaines, surtout les PME, c’est le financement. Avez-vous des solutions adaptées pour les entreprises en Afrique ?
Face au faible taux d’accompagnement du système bancaire traditionnel pour les TPE et PME en Afrique, nous avons structuré des fonds dédiés à financer des projets pour les PME en Afrique. Cela permet de sortir du schéma bancaire classique en le complétant ou en proposant une alternative. Nous structurons ce qu’on appelle des fonds captifs dont l’enjeu est d’accompagner en phase initiale ou en phase de développement certains projets à fort potentiel. Nous structurons évidemment l’entreprise de telle sorte à limiter les risques pour nos investisseurs. A ce jour, nous avons trois fonds : l’un à Dubaï, l’autre au Botswana et un troisième aux îles Caïmans en cours de structuration pour répondre à ces besoins. Précisons que tous ces fonds sont régulés (contrôlés) par l’autorité des marchés financiers des pays où ils sont structurés. Nos fonds prennent en compte l’impact RSE (Responsabilité sociétale de l’entreprise – NDLR). Nous travaillons également à la mise en place de green-funds dédiés au financement des Etats ou des entités publiques.
Y-a-t-il des secteurs d’activités que vous ne couvrez pas et quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier de vos accompagnements ?
Nous intervenons sur tous les secteurs d’activités. Mais très souvent nos investisseurs ont des secteurs d’activités cibles, ce qui fait que le fonds que nous mettons en place sera dédié en fonction du cas à un ou plusieurs secteurs spécifiés au départ. Pour bénéficier de nos services, c’est très simple, il faut faire appel à nos services (rire). Simple, mais vrai, car nous nous chargeons également de rendre bancables (finançables) des projets qui ne le sont pas au départ à partir des conseils en structuration que nous prodiguons.
Que faut-il d’autres aux jeunes entrepreneurs africains pour être plus efficaces et compétitifs sur le marché régional et international ?
En matière financière et comptable, il leur faut une Gestion rigoureuse, un reporting précis et une vision stratégique de leur business. Il leur faut s’informer des évolutions des solutions de financement dans leur environnement économique immédiat et sur les places financières, ou du moins s’entourer de compétences qui les accompagnent dans cette démarche.
Vous accompagnez également des multinationales et des États sur des projets de développement. Quel est exactement le service que vous leur offrez ?
Nous accompagnons des multinationales dans leur développement stratégique et géographique. Nous accompagnons les Etats pour la structuration de projets, notamment en PPP (Partenariat public-privé – NDLR), nous structurons des projets en BOT (Build operate transfer – NDLR) également, nous structurons la dette des États et leur trouvons des solutions alternatives de financement. J’ai été pendant plusieurs années conseiller de ministre des Finances pour la structuration de projets en PPP, ce que je continue de faire avec une équipe de partenaires-conseils aujourd’hui dans le cadre du cabinet BUTOR CAPITAL. Comme autre exemple de nos interventions récentes, avec une banque d’investissement basée aux Émirats Arabes Unis, nous avons structuré l’an dernier un fonds de 10 milliards de dollars USD pour une multinationale intervenant dans le domaine minier au Congo-Brazzaville avec la construction de chemin de fer au Cameroun. Les opérateurs pour ce projet sont australiens, Émiratis et chinois. Nous travaillons sur des projets de Privatisation de compagnies Télécom et de banques commerciales dans deux pays de l’espace CEDEAO en ce moment. Je ne peux les citer pour des questions de confidentialité à ce stade.