Le DGA LEANDRE HUBERT KABRE évoque la force d’un partenaire sûr.

Au Burkina Faso, malgré le contexte sécuritaire difficile, le secteur des services ne cesse de dynamiser les échanges commerciaux. Léandre Hubert KABRE, Directeur Général adjoint de la Banque commerciale du Burkina, à travers cet entretien, évoque en quoi ceci impulse une vitalité au secteur bancaire ainsi que la mission de cette banque dans un contexte de défis économiques mondiaux .

KANU : Monsieur Léandre Hubert KABRE, vous êtes le Directeur Général Adjoint de la Banque commerciale du Burkina. Pré sentez-nous brièvement votre Banque Léandre Hubert KABRE : Merci pour l’intérêt que vous portez à la Banque Commerciale du Burkina BCB dont le slogan résume la philosophie qui sous tend sa création « La banque qui vous comprend ». La Banque Commerciale du Burkina, en abrégé BCB, créée en avril 1988 dans le cadre d’un partenariat entre l’Etat burkinabé et la Jamahiriya arabe libyenne représentée par la Libyan Foreign Bank (LFB), a ouvert ses portes en dé cembre 1988. La BCB est présente dans neuf régions sur les 13 régions que compte le Burkina. Elle s’adapte au contexte bancaire avec toutes les technologies nécessaires à son bon fonctionnement. Elle offre des pro duits et services de qualité à tous ceux quI interviennent dans le développement socio-économique de notre pays : les salariés, les particuliers, PME/PMI, les Start-up, les entrepreneurs et les opérateurs économiques. Le contexte national est marqué par une insécurité ambiante qui impacte l’économie nationale. Comment la BCB évolue-t-elle dans ce nouvel environnement ? Le Burkina Faso est effectivement menacé par les forces du mal, plongé dans l’insécurité depuis sept (07) ans au moins. Une situation qui certes plombe les affaires, mais sans empêcher les banques de réaliser des performances. La BCB a renoué depuis quelques an nées déjà avec une rentabilité qui n’a de cesse de se consolider. Progressivement, elle regagne des parts de marché et re monte dans le classement sur l’échiquier national. Malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité, nous constatons une croissance soutenue de nos différents indicateurs, ainsi la BCB passe de la 10e place à la 7e place en 2021, et est classée 6e au premier semestre 2022 au niveau du total bilan. Nous avons embrassé une nouvelle dynamique de développement avec le repositionnement de notre institution parmi les banques leaders de la place. A ce titre, nous avons mis en place des projets structurants d’élargissement de notre réseau d’agences, à Ouagadougou et en province afin de nous rapprocher davantage de notre clientèle. Nous avons également mis en place des produits digitaux afin de mieux booster l’activité et répondre aux exigences de nos clients. Enfin, Comme vous le savez, la survie d’une entreprise dépend également de la qualité de ses hommes ; c’est pourquoi nous avons travaillé à renforcer le capital humain par des recrutements et la mise en place d’un dispositif de formation continue du personnel.

Concrètement, qu’est-ce qui diffé rencie la BCB des autres banques de la place ?

 Le slogan de la Banque Commerciale du Burkina, « La banque qui vous com prend », est un mode de complicité avec notre clientèle. Le verbe « com prendre » occupe une place centrale et conduit notre stratégie prospective.

 Ainsi donc, nous privilégions le rapproche ment avec la clientèle pour mieux cerner ses besoins afin de lui offrir une solution sur mesure ; l’accompagnement du client par des mesures simples et des conseils appropriés ; le traitement rapide des dossiers. Nous nous sommes adaptés à l’évolution technologique en mettant en place des produits digitaux et services innovants afin de faciliter toutes les opérations de la clientèle ; le capital humain de nos agents bien formés, qui savent écouter et donner une suite aux nombreux clients

Quelle analyse faites-vous aujourd’hui du secteur des services et particulièrement du commerce au Burkina Faso ?

 Le secteur du commerce au Burkina est au ralenti, dû essentiellement la situation sécuritaire et toutes les structures sont touchées. Dans ces genres de situation difficile, il faut développer une ingéniosité pour y faire face. Autrement, le secteur bancaire n’échappe pas à cette morosité de l’économie nationale. Avec nos pro duits digitaux, nos clients peuvent conti nuer leurs opérations même dans les zones rouges.

La BCB accompagne le PADEV. Qu’est-ce qui sous-tend votre en gagement ?

La Banque commerciale du Burkina ac compagne l’excellence. L’avenir du conti nent africain repose sur sa jeunesse bien formée et concurrentielle. Ce qui motive à accompagner tout ceux qui, dans leur secteur, se distinguent positivement, en particulier tous ceux qui cultivent l’excel lence.

Un dernier mot ?

 Il est vrai que le Burkina Faso traverse des difficultés, mais le secteur bancaire en général s’est adapté et est résilient. Nous voulons rassurer nos clients que la BCB a développé des produits innovants pour satisfaire sa clientèle et cela se passe bien.

Kanu 015

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