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	<title>kamu1209, auteur/autrice sur Kanu magazine</title>
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		<title>Inclusion numérique en Afrique : « Derrière un ordinateur, il n’y a aucune différence, seule la compétence compte »,  Adeline DAILLIET KOBOUDE.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:56:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la rencontre de]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Adeline Dailliet Koboudé, Directrice des Opérations de Simplon Africa , est une femme de conviction. Experte en développement de projets, elle s’investit aujourd’hui dans la formation des jeunes aux métiers du numérique. Son parcours peut se résumer en un seul mot : inclusion. De ses premières expériences humanitaires au Burkina Faso à la Direction des [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/inclusion-numerique-en-afrique-derriere-un-ordinateur-il-ny-a-aucune-difference-seule-la-competence-compte-adeline-dailliet-koboude/">Inclusion numérique en Afrique : « Derrière un ordinateur, il n’y a aucune différence, seule la compétence compte »,  Adeline DAILLIET KOBOUDE.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
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<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>Adeline Dailliet Koboudé, Directrice des Opérations de Simplon Africa , est une femme de conviction. Experte en développement de projets, elle s’investit aujourd’hui dans la formation des jeunes aux métiers du numérique. Son parcours peut se résumer en un seul mot : inclusion. </em><br><em>De ses premières expériences humanitaires au Burkina Faso à la Direction des Opérations de Simplon Africa, elle a toujours cherché à créer un impact positif et durable. Dans cette interview, Adeline Dailliet Koboudé nous parle de ses expériences, des défis et des opportunités du secteur numérique africain, et de sa vision d’une Afrique inclusive et prospère.</em></p></blockquote></figure>



<p><strong>Vous êtes titulaire d’un Master en Droit et Éthique des Affaires et d’un diplôme universitaire en Droit anglo-américain. Qu’est-ce qui explique votre intérêt pour le droit ? </strong><strong></strong></p>



<p>&nbsp;J’ai toujours détesté l’injustice, le fait que certaines personnes qui se comportent mal ne soient pas sanctionnées et au contraire, celles qui font des choses bien ne soient pas récompensées. J’avais très envie d’exercer dans le domaine du droit et ça depuis le collège, pendant des années, j’ai voulu être Juge. J’étais guidée par une sorte de volonté de rendre le monde meilleur en défendant ceux qui devaient l’être.</p>



<p>Pourtant, j’ai été poussée par mon père à faire un baccalauréat scientifique. J’ai cédé parce que je savais qu’après le BAC, je prendrai de toute façon une tout autre voie, celle du droit. J’ai choisi l’Université de Cergy-Pontoise, j’ai quitté ma famille un peu avant mes 18 ans pour faire un double cursus en droit français et droit anglo-américain. Jusqu’en Master 1, j’étais persuadée de faire carrière dans le droit.</p>



<p><strong>Après un voyage au Burkina Faso, vous vous êtes lancée dans le social et l’humanitaire. Qu’est-ce qui a motivé cet engagement ?</strong><strong></strong></p>



<p>Je suis allée pour la première fois au Burkina Faso un peu par hasard, avec une amie Burkinabè qui m’a proposé de l’accompagner pour des vacances. J’ai tout de suite dit oui. J’avais déjà voyagé dans les pays occidentaux, mais jamais en Afrique. J’ai vraiment découvert le pays qu’avec des burkinabè donc sans chichi, avec peu d’argent, en allant en brousse, en circulant à moto, en me déplaçant à pied dans les rues de Ouagadougou, allant rendre visite à gauche et à droite dans la famille de mon amie.</p>



<p>J’avais 20 ans et c’est à ce moment-là que j’ai pris une claque en pleine figure… j’ai réalisé à quel point je menais une vie de privilégiée, confortable, sans problème, sans réel questionnement sur mon avenir. Je me suis demandé comment agir à ma petite échelle, comment rendre le quotidien d’enfants plus agréable, etc.</p>



<p>En rentrant en France, j’ai créé avec des camarades de fac l’association « Il était une fois au Burkina ». On a passé 3 ans à collecter des fonds, des vêtements, des livres, des jouets, etc. qu’on acheminait au Burkina Faso. J’y suis retournée tous les ans pendant 3 ans. Je visitais le pays à chaque voyage et j’ai aimé cette chaleur humaine, cette façon qu’avaient les gens d’échanger avec simplicité, de s’entraider, d’accueillir les étrangers à bras ouverts.</p>



<p>Du coup, j’ai choisi de poursuivre mes études différemment et pour mon Master 2, j’ai rejoint la première promotion de droit et éthique des affaires de Cergy-Pontoise. On parlait de Responsabilité Sociale des Entreprises, de Finance Inclusive, etc. des choses qui résonnaient mieux à mon oreille à ce moment-là. Pour mon stage de fin d’étude, j’ai pu aller au Burkina Faso accompagner la création juridique de l’entité locale de PlaNet Finance (aujourd’hui People Power Inclusion).</p>



<p>Mais rapidement, j’ai été plongée dans des activités très concrètes que le bureau local déployait notamment l’accompagnement de personnes vivant avec le VIH à la création d’activités génératrices de revenus. J’ai eu la chance de continuer au sein de l’ONG pendant plus de 3 ans, en rejoignant le bureau régional de Dakar. Je travaillais alors pour l’ensemble des pays où la structure était implantée sur le montage de dossiers de recherche de financement, sur la gestion des opérations, sur l’évaluation de projets.</p>



<p><strong>Vous avez travaillé dans différents pays d’Afrique et en Europe. Quelles leçons avez-vous tirées de ces expériences multiculturelles et comment influencent-elles votre vision du développement en Afrique ?</strong><strong></strong></p>



<p>J’ai eu l’opportunité de travailler dans 8 pays africains sur des durées plus ou moins longues. Bien que chaque pays soit différent, j’y ai toujours reçu un accueil extrêmement chaleureux, j’y ai toujours vu une résilience incroyable des populations et surtout dans tous les endroits où j’ai travaillé, j’ai eu des collègues formidables qui m’ont fait découvrir leur pays et leur culture.</p>



<p>Les milieux multiculturels dans lesquels j’ai évolué m’ont permis de comprendre qu’il ne faut jamais avoir qu’une seule vision des choses, que chacun, avec son expérience, son vécu, sa culture apporte sa pierre à l’édifice et peut contribuer au développement en Afrique. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas importer des concepts ou des idées de quelque part pour les imposer dans un contexte différent.</p>



<p>Les approches, les manières de faire doivent tenir compte des réalités locales et doivent être adaptées aux besoins, d’où l’importance de comprendre la culture, les modes de vies, les contraintes etc. pour travailler ensemble à créer des solutions adaptées à chaque territoire. Et cela vaut aussi bien pour l’Afrique que pour les pays européens.</p>



<p><strong>Vous avez cofondé MinDo Consultants, un cabinet axé sur la responsabilité sociale des entreprises au Bénin. Quelles sont, selon vous, les clés pour réussir l’intégration de la RSE dans le contexte africain ?</strong><strong></strong></p>



<p>La Responsabilité Sociétale des entreprises est longtemps restée un concept très occidental, souvent pris en compte par les très grandes entreprises qui avaient les moyens financiers et humains de s’emparer de ce sujet. Et pourtant l’Afrique regorge elle aussi d’entreprises et d’organisations de toutes tailles qui impactent la Société sur les plans social, environnemental et humain.</p>



<p>La RSE a aussi longtemps été réduite aux Objectifs de Développement Durable ou alors s’est centrée sur les actions caritatives que menaient les entreprises. Mais la RSE est bien plus que cela et c’est en formant les entreprises et les décideurs politiques que la RSE prendra tout son sens en Afrique. La RSE doit être « vulgarisée », rendue accessible à tous. Il faut que les dirigeants des entreprises s’en emparent, s’outillent, se forment et forment leurs collaborateurs.</p>



<p>Enfin, la RSE doit surtout être intégrée dans les politiques publiques pour que les entreprises ne la considèrent plus comme un outil de communication ou comme un engagement seulement couché sur le papier. Ce sont les lois et les règlementations qui permettront de réellement intégrer la RSE dans les organisations africaines.</p>



<p><strong>Vous êtes actuellement Directrice des opérations de Simplon Africa, un organisme de formation spécialisé dans les métiers du numérique. Quels sont les principaux défis que vous rencontrez en Afrique ?</strong><strong></strong></p>



<p>Les défis sont nombreux, car notre structure s’est donnée pour mission principale de former gratuitement aux métiers du numérique des jeunes éloignés de l’emploi. Simplon Africa est une filiale du groupe français Simplon.co. Alors qu’en France la formation professionnelle est financée massivement à travers différents dispositifs, ce n’est pas encore le cas en Afrique. Notre premier défi est donc la recherche de financements pour pouvoir déployer ces formations gratuites. Nos partenaires sont des institutions publiques, des agences de développement, des entreprises et leurs fondations, etc.</p>



<p>Le second défi est de pouvoir répondre à la demande en formation des jeunes. Lorsque nous lançons des appels à candidatures pour recruter de nouvelles promotions, nous recevons souvent des milliers de candidatures pour 25 places. Le choix est difficile, nous sélectionnons les jeunes sur le critère principal de la motivation.</p>



<p>Avec un taux d’insertion de plus de 92% de nos jeunes, nous savons donc que les entreprises ont des besoins de recrutement et qu’il faudrait former encore plus, mais les moyens financiers manquent. Nous réfléchissons à un modèle économique différent, à intégrer des formations payantes dans notre offre afin que les bénéfices de cette offre payante permettent d’ouvrir plus de places de formations gratuites.</p>



<p><strong>Quels sont les enjeux et les opportunités des programmes de formation qu’offre Simplon Africa ?</strong><strong></strong></p>



<p>Notre mission est de transformer en quelques mois des jeunes éloignés de l’emploi en professionnels du numérique. Nous formons pour insérer durablement en emploi. Pour cela, nous avons notre propre méthode, l’apprentissage selon la pédagogie active. En 4 à 9 mois maximum, nos apprenants deviennent développeurs web et web mobile, Référents Digital, Data Analyst, UI/UX Designer, etc. Ils sont formés par la pratique, chez Simplon la théorie n’a que peu de place.</p>



<p>Nos apprenants travaillent sur des cas concrets qu’ils rencontreront ensuite dans le monde professionnel. Nous leur apprenons aussi à apprendre par eux-mêmes, à rechercher les informations, car une fois en entreprise, ils doivent être autonomes, agir en véritables professionnels et continuer à faire évoluer leurs compétences car le digital est toujours en pleine mutation.</p>



<p>Nous travaillons donc sur l’acquisition de compétences (c’est-à-dire d’un savoir-faire) plutôt que sur les connaissances (le savoir) qui deviennent vite obsolètes. Et, en cela la méthode Simplon est entièrement différente, innovante et permet une insertion professionnelle réussie.</p>



<p><strong>Comment Simplon Africa contribue-t-il à la promotion de la diversité et de l’égalité des chances dans le domaine du numérique ? </strong><strong></strong></p>



<p>En premier lieu, je dirais par notre cible principale : nous sélectionnons des jeunes éloignés de l’emploi, c’est-à-dire le plus souvent au chômage ou vivant de petits boulots. Ils ont souvent fait de mauvais choix d’orientation en allant à l’université dans des filières qui ne leur convenaient pas, ils ont alors décroché. Certains vont même jusqu’à l’obtention de diplômes dans certaines filières, mais qui n’offrent aucun débouché professionnel.</p>



<p>Nous avons également des programmes spécifiques à l’endroit des femmes qui sont encore peu nombreuses à évoluer dans le secteur du digital. Nous essayons de lever les barrières sociales, culturelles et psychologiques pour leur permettre de s’épanouir dans ce domaine. Nous avons encore des programmes plus inclusifs, notamment avec les personnes en situation de handicap au Bénin ou encore les réfugiés et déplacés internes au Burkina Faso.</p>



<p>Notre objectif est de démontrer que derrière un ordinateur, il n’y a aucune différence et que seule la compétence compte.</p>



<p><strong>Quelles sont les réussites de Simplon Africa en termes d’impact social et économique ?</strong><strong></strong></p>



<p>Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 32 000 personnes formées en 7 ans, dans une vingtaine de pays africains. Un taux d’insertion professionnelle de plus de 92% dans les 6 mois suivant la fin de la formation. 50,15% de femmes bénéficiant des différentes actions. Tout cela grâce à un Directeur Général qui agit en véritable leader, le Dr Bouna KANE, qui a su s’entourer de gens passionnés et motivés.</p>



<p>Chez Simplon Africa, nous travaillons à la fois « en propre » au sein de ce que nous appelons nos « fabriques » c’est-à-dire nos centres de formation, mais nous travaillons aussi étroitement avec d’autres centres de formation membres de notre réseau à qui nous apportons de l’assistance technique, de l’outillage, des opportunités de financement, etc. Nous n’agissons jamais seuls, dans tous nos programmes, nous mobilisons les institutions, les acteurs de l’écosystème digital des différents pays et les entreprises, futurs employeurs de nos talents.</p>



<p><strong>Le secteur numérique africain est encore fragile en raison du manque d’investissements suffisants dans les infrastructures adaptées. Après plus de 15 ans dans le domaine, quel regard portez-vous sur l’avenir du numérique en Afrique ?</strong><strong></strong></p>



<p>Chaque pays africain avance à son rythme en ce qui concerne le numérique. Si certains pays sont très avancés en termes d’infrastructures et de compétences, d’autres le sont beaucoup moins. Tout cela est souvent lié aux situations géopolitiques et économiques des pays, mais les grandes institutions et les grands bailleurs africains et internationaux se mobilisent pour que chaque pays puisse réellement opérer sa transformation digitale.</p>



<p>Pour cela il faut des compétences techniques, la formation aux métiers du numérique est donc essentielle. Mais, il ne faut pas oublier que les compétences numériques fondamentales sont aussi importantes car, si les pays se digitalisent, ce sont les compétences digitales de toute la population qui doivent être renforcées.</p>



<p>Par exemple, de nombreux services qui se faisaient auparavant en mairie ou dans certaines administrations ne sont plus qu’accessibles en ligne, ce qui fragilise une partie de la population. Certes, il faut avancer sur les investissements dans les infrastructures digitales, mais il faut éviter au maximum la fracture numérique et l’illectronisme.</p>



<p>L’avenir du numérique en Afrique est radieux, il doit juste s’accompagner de mesures pour former les populations, et ce, dès le plus jeune âge.</p>



<p><strong>Selon vous, quel sera l’impact du développement rapide de l’Intelligence artificielle sur le secteur numérique africain déjà confronté à plusieurs défis ? </strong><strong></strong></p>



<p>On parle beaucoup de l’intelligence artificielle (IA) parce qu’elle est effectivement déjà bien présente dans nos vies et sans qu’on s’en rende compte. Mais, l’intelligence artificielle fonctionne parce qu’on l’alimente de données. Des données, qu’elle traite, qu’elle analyse, qu’elle compare.</p>



<p>Pour créer des IA qui répondent à des besoins spécifiques, il faut l’alimenter de données spécifiques. Or, en Afrique, les données sont encore insuffisamment collectées ou traitées pour alimenter les solutions d’IA. L’enjeu africain est de travailler sur la collecte de différentes données.</p>



<p>Aujourd’hui, il faut former davantage de data analysts, de data scientists, de data officer, de data engineer, etc. tous ces métiers vont contribuer à collecter, traiter, organiser de la donnée fiable et locale qui alimentera des solutions d’IA répondant aux besoins des populations africaines, et cela, dans de nombreux domaines : agriculture, santé, éducation, etc. Pour le moment, l’IA ne remplacera pas l’homme en Afrique.</p>



<p><strong>Le développement des compétences numériques est nécessaire pour l’avenir de la jeunesse africaine. Quels sont, selon vous, les métiers d’avenir dans le domaine du digital sur le continent ?</strong><strong></strong></p>



<p>Les développeurs web et mobile, les métiers de la donnée comme je le précisais plus haut, les métiers liés au marketing et à la communication digitale, tous les métiers autour du commerce en ligne sont également émergents, les métiers de la cybersécurité sont de plus en plus recherchés. Viendront très rapidement les métiers liés à l’intelligence artificielle.</p>



<p>Mais pour le moment, tous les métiers offrent encore de belles opportunités d’emploi. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises francophones font appel aux talents des jeunes africains pour développer à distance des solutions digitales, travailler au design et à l’ergonomie de sites internet, etc.</p>



<p>De plus en plus d’opportunités dans des entreprises qui proposent du business process outsourcing (BPO) c’est-à-dire de l’externalisation des processus métier, ont besoin de compétences digitales. De grandes opportunités sont en train de naître, car non seulement les jeunes africains formés au numérique travailleront pour leurs pays, mais aussi pour l’international.</p>



<p><strong>Comment définissez-vous une « femme leader » ?</strong><strong></strong></p>



<p>Pour moi, une femme leader, c’est une femme qui se bat pour réussir la mission et les objectifs qu’elle s’est donnés, tout en respectant les autres. Elle a le droit de douter, de se remettre en question, de ne pas être sûre d’elle, d’être parfois dépitée quand ça ne fonctionne pas comme elle le voudrait, mais c’est une femme qui n’abandonne jamais parce qu’elle a des convictions fortes et une envie de bien faire les choses.</p>



<p>Elle n’est pas obligée de se mettre en avant, d’être sous le feu des projecteurs, d’occuper massivement les réseaux sociaux. Elle peut agir dans l’ombre, à son échelle, en apportant son aide aux autres sans rien attendre en retour.</p>



<p><strong>Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes souhaitant suivre votre chemin ?</strong><strong></strong></p>



<p>Je le dis souvent quand je parle des femmes dans le numérique : osez ! Ne vous fermez aucune porte. Rien ne vous est impossible au seul prétexte que vous êtes une femme. Si vous avez l’occasion de voyager, de découvrir d’autres cultures, faites-le sans attendre, vous apprendrez beaucoup des autres.</p>



<p>Soyez bien entourée de vos proches, de votre mari ou compagnon, de vos amis. Laissez toujours une très bonne image de vous dans toutes les entreprises et organisations dans lesquelles vous passez. Je n’ai jamais passé d’entretien d’embauche si ce n’est pour mon stage de fin d’études qui m’a permis d’avoir mon premier travail.</p>



<p>Toutes les opportunités sont ensuite venues à moi, car je m’étais investie, j’avais donné le meilleur de moi-même dans toutes mes missions et mes compétences professionnelles et humaines étaient reconnues. Mais, surtout, lorsque le besoin se fait ressentir, prenez une pause. C’est ce que j’ai fait pendant presque un an quand j’ai eu ma fille et je suis repartie de plus belle aux côtés de Simplon.</p>



<p><strong>Quels sont les projets futurs de Simplon Africa pour continuer à impacter positivement la société africaine ?</strong><strong></strong></p>



<p>Simplon Africa est une organisation qui grandit chaque année en couvrant de nouveaux territoires, en développant de nouvelles offres de formation. Ses futurs projets : mobiliser des investisseurs qui croient en la compétence de la jeunesse africaine pour former encore plus, mettre en place un réseau des entreprises pour l’égalité des chances, renforcer son réseau de partenaires et impacter encore plus de vies grâce au digital comme levier d’inclusion.</p>



<p><strong>Un mot pour conclure cet entretien.</strong><strong></strong></p>



<p>C’est la première fois que je fais l’exercice de parler de mon parcours et je me rends compte du chemin que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui. Je me suis rappelé les nombreuses personnes que j’ai croisées sur mon chemin, qui ont impacté ma vie parfois sans le savoir, comme des amis, des collègues (dont un qui est devenu mon mari) ou des bénéficiaires de certains projets sur lesquels j’ai travaillé. Merci à KANU de m’avoir permis de parler de mon travail, de ce qui me fait vibrer tous les jours.</p>


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		<title>Aïssa DIONE: ‘‘L’avenir du made in Africa réside dans le développement d’industries de proximité’’.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/aissa-dione-lavenir-du-made-in-africa-reside-dans-le-developpement-dindustries-de-proximite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:54:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la rencontre de]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a travaillé depuis plus de trois décennies pour s’imposer comme une figure incontournable de la promotion textile Made in Africa. Fondatrice d’Aïssa DIONE Tissus S.A. en 1992, elle consacre sa carrière à la valorisation du tissage traditionnel sénégalais et au développement d’une industrie locale durable et innovante. L’idée de créer son atelier est née [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/aissa-dione-lavenir-du-made-in-africa-reside-dans-le-developpement-dindustries-de-proximite/">Aïssa DIONE: ‘‘L’avenir du made in Africa réside dans le développement d’industries de proximité’’.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
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<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><em>Elle a travaillé depuis plus de trois décennies pour s’imposer comme une figure incontournable de la promotion textile Made in Africa. Fondatrice d’Aïssa DIONE Tissus S.A. en 1992, elle consacre sa carrière à la valorisation du tissage traditionnel sénégalais et au développement d’une industrie locale durable et innovante. L’idée de créer son atelier est née de sa volonté de lutter contre l’importation du textile au Sénégal. Elle a alors décidé d’élargir le métier à tisser traditionnel pour créer des tissus d’ameublement locaux, pour promouvoir la production nationale et répondre au besoin pressant de valorisation des ressources locales. Nous avons eu l’opportunité de nous entretenir avec cette icône du textile sur son parcours, ses défis et ses succès. Entretien avec Aissa DIONE, ambassadrice de l’artisanat africain.</em></p></blockquote></figure>



<p><strong>En 1992 vous créez l’entreprise Aissa DIONE Tissus S.A. D’où est partie l’idée et pourquoi ce besoin ?</strong><strong></strong></p>



<p>J’ai eu l’idée de développer le tissage traditionnel en observant le tisserand de ma grand-mère au Sénégal et je pense que c’est en ce moment-là que je me suis donné la mission de travailler à la promotion du textile de production nationale. Ensuite sur les chantiers où j’intervenais, j’ai constaté que tous les tissus d’ameublement venaient de l’extérieur, ceci à suscité en moi l’idée de revisiter le métier à tisser de ma grande mère afin de le proposer comme tissus d’ameublement et de décoration. &nbsp;</p>



<p><strong>Comment désignez-vous votre style créatif ?</strong><strong></strong></p>



<p>Notre style, c’est de faire beaucoup de recherches sur les fibres, les matériaux, les matières premières et surtout des techniques de fabrication de mobiliers. Donc on a un large éventail de gamme de produits. L’important chez nous c’est de dire qu’on utilise nos matériaux à nous et qu’on n’importe pas.</p>



<p><strong>Quelles sont vos sources d’inspirations ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’inspiration ne vient uniquement pas de moi. C’est un travail de collaboration générale avec les gens qui maîtrisent toutes ces techniques. Il y a des tisserands traditionnels, des ouvriers industriels et des menuisiers. L’inspiration vient également du marché et du client. Du coup, on fait des recherches pour mettre au point les produits uniques et très créatifs.</p>



<p><strong>L’art et l’industrialisation semblent être deux points importants à allier pour un réel développement de l’artisanat en Afrique ; comment réussissez-vous à les allier tout en préservant cette touche créative et authentique qu’on vous connaît ?</strong><strong></strong></p>



<p>En Afrique de l’Ouest, par exemple, nous devons adapter notre conception de l’industrie à notre contexte, en favorisant les petites industries locales. Contrairement aux grandes industries de consommation de masse qui peuvent étouffer la créativité, nos industries peuvent maintenir et même encourager cette essence artistique.</p>



<p>Prenons l’industrie textile : elle a besoin de designers, de créateurs et de chercheurs pour innover et améliorer les tissus. Cela démontre que l’industrie a besoin de l’art pour progresser. De même, dans l’industrie du mobilier, les artistes et les designers jouent un rôle crucial dans le développement de nouvelles collections et la création de pièces uniques. En intégrant l’art dans nos industries, nous pouvons préserver cette touche créative et authentique tout en stimulant notre développement industriel.</p>



<p><strong>Dans un contexte où les matières premières utilisées sont made in Africa, quels sont les défis spécifiques auxquels vous faites face ?</strong><strong></strong></p>



<p>Le principal défi est l’absence d’unités de production locales pour transformer les matières premières. Par exemple, au Burkina Faso, il n’existe pas de production locale de draps. Nous devons importer des tissus tissés au Sénégal à partir du coton sénégalais. Ce défi met en lumière le manque d’industries de transformation du coton en Afrique.</p>



<p>Face à cette situation, notre perspective est d’abord d’informer nos gouvernants sur les potentialités du secteur textile. Il est crucial de développer la formation dans le secteur du mobilier pour améliorer la production locale avec des finitions de qualité. Cela nécessite une formation adéquate et un soutien gouvernemental. Nous travaillons depuis 30 ans sur le redéploiement de la filière textile et du mobilier. Nous pensons qu’il y a de nombreuses solutions pour créer des emplois et développer ces secteurs. Notre objectif est de convaincre les décideurs politiques de nous fournir les leviers nécessaires pour permettre la mise en œuvre de ces solutions et ainsi exploiter pleinement le potentiel de nos matières premières africaines.</p>



<p><strong>Partant de l’état brut du tissu manjak, quels ont été les défis pour l’adapter aux besoins de votre clientèle ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’un des principaux défis a été d’élargir la largeur des tissus. Traditionnellement, les tisserands en Afrique de l’Ouest utilisent des métiers horizontaux gérés par des hommes, produisant des tissus de petite largeur, généralement de 15 cm. Le défi majeur a donc été de passer de 15 cm à 90 cm. Avec cette largeur de 90 cm, nous pouvons fabriquer des canapés et des fauteuils.</p>



<p>Ce défi a nécessité des adaptations techniques et culturelles. Beaucoup de tisserands étaient réticents à changer les méthodes traditionnelles. Par exemple, au Togo, les techniques locales ne permettaient pas d’élargir les tissus. Cependant, au Sénégal, nous avons réussi à convaincre certains tisserands, y compris des membres de ma famille, d’adopter cette nouvelle largeur.</p>



<p>Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une nouvelle dynamique où les tisserands sont employés dans une manufacture. Ils ne travaillent plus en tant qu’artisans indépendants, mais au sein d’une structure organisée, ce qui a permis de standardiser et d’élargir la production pour répondre aux besoins de notre clientèle.</p>



<p><strong>La plupart des entrepreneurs qui prônent le Made in Africa disent que le plus grand challenge reste la main d’œuvre. Êtes-vous de cet avis ? Avez-vous une anecdote ? Quelles sont vos solutions face à ce challenge ?</strong><strong></strong></p>



<p>Le problème de la main-d’œuvre ne devrait pas être un problème si l’éducation nationale et la formation professionnelle mettaient en place des écoles de formation dans les domaines qui nous intéressent. Malheureusement, la plupart du temps, on se concentre sur des écoles de management, des nouvelles technologies ou des universités, mais pas sur les métiers manuels. Il n’y a pas d’instituts pour apprendre à fabriquer un meuble, par exemple. Si de tels instituts existaient, nous n’aurions aucun problème de main-d’œuvre. Vu la situation actuelle, où beaucoup de jeunes suivent des formations qui ne sont pas forcément adaptées aux besoins du marché, il est crucial de repenser notre système éducatif pour inclure des formations techniques et professionnelles adaptées. Cela permettrait de répondre à la demande de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs comme le mobilier et l’artisanat.</p>



<p><strong>Entre 1992 et 2024, plus de trois décennies se sont écoulées. Citez trois moments clés de victoire et de challenges majeurs qui vous ont marqués.</strong><strong></strong></p>



<p>Un des moments clés a été la transition du stade artisanal au stade mécanique, en intégrant des métiers à tisser mécaniques. Ensuite, la diversification vers la fabrication de mobilier a été une grande victoire, marquant notre capacité à innover. Un challenge majeur a été de survivre à l’effondrement de l’industrie textile locale, ce qui nous a contraints à chercher des matières premières à l’étranger pour continuer notre production.</p>



<p><strong>De plus en plus, on parle du syndrome de l’imposteur. Qu’avez-vous à dire à la jeunesse africaine qui semble être confrontée à ce syndrome ?</strong><strong></strong></p>



<p>Il ne faut pas hésiter à se lancer et à travailler dur. Les jeunes doivent cesser de trop réfléchir et d’avoir des appréhensions. Il faut oser entreprendre et se dire que l’on peut réussir par soi-même, en utilisant ses compétences et sa créativité.</p>



<p><strong>On dit souvent que les créatifs ont rarement le sens des affaires ; comment réussissez-vous à être à la fois créative et assurer la bonne gestion de votre entreprise ?</strong><strong></strong></p>



<p>C’est un équilibre difficile à maintenir, mais la passion pour ce que l’on fait et la conviction de la valeur de nos produits nous aident à surmonter les défis. Il est crucial de croire en son projet et de s’entourer d’une équipe compétente pour assurer la gestion quotidienne.</p>



<p><strong>Quel message avez-vous à l’endroit de la jeunesse féminine africaine qui aspire à se lancer dans l’entrepreneuriat ?</strong><strong></strong></p>



<p>Il est essentiel de regarder le marché et de comprendre les besoins réels de la société. Il faut se lancer dans des projets qui répondent à ces besoins plutôt que de suivre aveuglément des filières populaires. La création d’entreprises locales est une solution durable pour le développement économique.</p>



<p><strong>Pour vous, à quoi ressemblera le «Made in Sénégal» dans dix ans ?</strong><strong></strong></p>



<p>C’est comme vous le voyez. Le «Made in Sénégal» dans dix ans se présente comme une industrie florissante avec une forte réduction des produits importés. Nous avons une variété de fabricants textiles, de menuisiers et de tapissiers qui créent de nombreux produits de qualité. Je crois qu’avec la volonté politique actuelle et le soutien du nouveau gouvernement, nous verrons une priorité nationale accrue pour encourager la production locale. L’objectif est non seulement de favoriser les entreprises locales, mais aussi de former les individus afin qu’ils puissent contribuer activement à cette production.</p>



<p><strong>Quelles sont vos perspectives pour l’avenir du made in Africa et de l’industrie du textile en Afrique ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’avenir du made in Africa réside dans le développement d’industries de proximité, intégrant des techniques modernes tout en valorisant le savoir-faire traditionnel. Il est crucial de convaincre les gouvernements de l’importance de ce secteur pour la création d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations.</p>



<p><strong>Des projets d’avenir pour Aïssa DIONE ?</strong><strong></strong></p>



<p>Nous allons continuer à développer notre offre de mobilier et à renforcer nos capacités de production. Nous prévoyons également d’ouvrir de nouvelles filatures et d’élargir notre réseau de distribution internationale pour promouvoir davantage le made in Africa.<strong>En 1992 vous créez l’entreprise Aissa DIONE Tissus S.A. D’où est partie l’idée et pourquoi ce besoin ?</strong><strong></strong></p>



<p>J’ai eu l’idée de développer le tissage traditionnel en observant le tisserand de ma grand-mère au Sénégal et je pense que c’est en ce moment-là que je me suis donné la mission de travailler à la promotion du textile de production nationale. Ensuite sur les chantiers où j’intervenais, j’ai constaté que tous les tissus d’ameublement venaient de l’extérieur, ceci à suscité en moi l’idée de revisiter le métier à tisser de ma grande mère afin de le proposer comme tissus d’ameublement et de décoration. &nbsp;</p>



<p><strong>Comment désignez-vous votre style créatif ?</strong><strong></strong></p>



<p>Notre style, c’est de faire beaucoup de recherches sur les fibres, les matériaux, les matières premières et surtout des techniques de fabrication de mobiliers. Donc on a un large éventail de gamme de produits. L’important chez nous c’est de dire qu’on utilise nos matériaux à nous et qu’on n’importe pas.</p>



<p><strong>Quelles sont vos sources d’inspirations ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’inspiration ne vient uniquement pas de moi. C’est un travail de collaboration générale avec les gens qui maîtrisent toutes ces techniques. Il y a des tisserands traditionnels, des ouvriers industriels et des menuisiers. L’inspiration vient également du marché et du client. Du coup, on fait des recherches pour mettre au point les produits uniques et très créatifs.</p>



<p><strong>L’art et l’industrialisation semblent être deux points importants à allier pour un réel développement de l’artisanat en Afrique ; comment réussissez-vous à les allier tout en préservant cette touche créative et authentique qu’on vous connaît ?</strong><strong></strong></p>



<p>En Afrique de l’Ouest, par exemple, nous devons adapter notre conception de l’industrie à notre contexte, en favorisant les petites industries locales. Contrairement aux grandes industries de consommation de masse qui peuvent étouffer la créativité, nos industries peuvent maintenir et même encourager cette essence artistique.</p>



<p>Prenons l’industrie textile : elle a besoin de designers, de créateurs et de chercheurs pour innover et améliorer les tissus. Cela démontre que l’industrie a besoin de l’art pour progresser. De même, dans l’industrie du mobilier, les artistes et les designers jouent un rôle crucial dans le développement de nouvelles collections et la création de pièces uniques. En intégrant l’art dans nos industries, nous pouvons préserver cette touche créative et authentique tout en stimulant notre développement industriel.</p>



<p><strong>Dans un contexte où les matières premières utilisées sont made in Africa, quels sont les défis spécifiques auxquels vous faites face ?</strong><strong></strong></p>



<p>Le principal défi est l’absence d’unités de production locales pour transformer les matières premières. Par exemple, au Burkina Faso, il n’existe pas de production locale de draps. Nous devons importer des tissus tissés au Sénégal à partir du coton sénégalais. Ce défi met en lumière le manque d’industries de transformation du coton en Afrique.</p>



<p>Face à cette situation, notre perspective est d’abord d’informer nos gouvernants sur les potentialités du secteur textile. Il est crucial de développer la formation dans le secteur du mobilier pour améliorer la production locale avec des finitions de qualité. Cela nécessite une formation adéquate et un soutien gouvernemental. Nous travaillons depuis 30 ans sur le redéploiement de la filière textile et du mobilier. Nous pensons qu’il y a de nombreuses solutions pour créer des emplois et développer ces secteurs. Notre objectif est de convaincre les décideurs politiques de nous fournir les leviers nécessaires pour permettre la mise en œuvre de ces solutions et ainsi exploiter pleinement le potentiel de nos matières premières africaines.</p>



<p><strong>Partant de l’état brut du tissu manjak, quels ont été les défis pour l’adapter aux besoins de votre clientèle ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’un des principaux défis a été d’élargir la largeur des tissus. Traditionnellement, les tisserands en Afrique de l’Ouest utilisent des métiers horizontaux gérés par des hommes, produisant des tissus de petite largeur, généralement de 15 cm. Le défi majeur a donc été de passer de 15 cm à 90 cm. Avec cette largeur de 90 cm, nous pouvons fabriquer des canapés et des fauteuils.</p>



<p>Ce défi a nécessité des adaptations techniques et culturelles. Beaucoup de tisserands étaient réticents à changer les méthodes traditionnelles. Par exemple, au Togo, les techniques locales ne permettaient pas d’élargir les tissus. Cependant, au Sénégal, nous avons réussi à convaincre certains tisserands, y compris des membres de ma famille, d’adopter cette nouvelle largeur.</p>



<p>Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une nouvelle dynamique où les tisserands sont employés dans une manufacture. Ils ne travaillent plus en tant qu’artisans indépendants, mais au sein d’une structure organisée, ce qui a permis de standardiser et d’élargir la production pour répondre aux besoins de notre clientèle.</p>



<p><strong>La plupart des entrepreneurs qui prônent le Made in Africa disent que le plus grand challenge reste la main d’œuvre. Êtes-vous de cet avis ? Avez-vous une anecdote ? Quelles sont vos solutions face à ce challenge ?</strong><strong></strong></p>



<p>Le problème de la main-d’œuvre ne devrait pas être un problème si l’éducation nationale et la formation professionnelle mettaient en place des écoles de formation dans les domaines qui nous intéressent. Malheureusement, la plupart du temps, on se concentre sur des écoles de management, des nouvelles technologies ou des universités, mais pas sur les métiers manuels. Il n’y a pas d’instituts pour apprendre à fabriquer un meuble, par exemple. Si de tels instituts existaient, nous n’aurions aucun problème de main-d’œuvre. Vu la situation actuelle, où beaucoup de jeunes suivent des formations qui ne sont pas forcément adaptées aux besoins du marché, il est crucial de repenser notre système éducatif pour inclure des formations techniques et professionnelles adaptées. Cela permettrait de répondre à la demande de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs comme le mobilier et l’artisanat.</p>



<p><strong>Entre 1992 et 2024, plus de trois décennies se sont écoulées. Citez trois moments clés de victoire et de challenges majeurs qui vous ont marqués.</strong><strong></strong></p>



<p>Un des moments clés a été la transition du stade artisanal au stade mécanique, en intégrant des métiers à tisser mécaniques. Ensuite, la diversification vers la fabrication de mobilier a été une grande victoire, marquant notre capacité à innover. Un challenge majeur a été de survivre à l’effondrement de l’industrie textile locale, ce qui nous a contraints à chercher des matières premières à l’étranger pour continuer notre production.</p>



<p><strong>De plus en plus, on parle du syndrome de l’imposteur. Qu’avez-vous à dire à la jeunesse africaine qui semble être confrontée à ce syndrome ?</strong><strong></strong></p>



<p>Il ne faut pas hésiter à se lancer et à travailler dur. Les jeunes doivent cesser de trop réfléchir et d’avoir des appréhensions. Il faut oser entreprendre et se dire que l’on peut réussir par soi-même, en utilisant ses compétences et sa créativité.</p>



<p><strong>On dit souvent que les créatifs ont rarement le sens des affaires ; comment réussissez-vous à être à la fois créative et assurer la bonne gestion de votre entreprise ?</strong><strong></strong></p>



<p>C’est un équilibre difficile à maintenir, mais la passion pour ce que l’on fait et la conviction de la valeur de nos produits nous aident à surmonter les défis. Il est crucial de croire en son projet et de s’entourer d’une équipe compétente pour assurer la gestion quotidienne.</p>



<p><strong>Quel message avez-vous à l’endroit de la jeunesse féminine africaine qui aspire à se lancer dans l’entrepreneuriat ?</strong><strong></strong></p>



<p>Il est essentiel de regarder le marché et de comprendre les besoins réels de la société. Il faut se lancer dans des projets qui répondent à ces besoins plutôt que de suivre aveuglément des filières populaires. La création d’entreprises locales est une solution durable pour le développement économique.</p>



<p><strong>Pour vous, à quoi ressemblera le «Made in Sénégal» dans dix ans ?</strong><strong></strong></p>



<p>C’est comme vous le voyez. Le «Made in Sénégal» dans dix ans se présente comme une industrie florissante avec une forte réduction des produits importés. Nous avons une variété de fabricants textiles, de menuisiers et de tapissiers qui créent de nombreux produits de qualité. Je crois qu’avec la volonté politique actuelle et le soutien du nouveau gouvernement, nous verrons une priorité nationale accrue pour encourager la production locale. L’objectif est non seulement de favoriser les entreprises locales, mais aussi de former les individus afin qu’ils puissent contribuer activement à cette production.</p>



<p><strong>Quelles sont vos perspectives pour l’avenir du made in Africa et de l’industrie du textile en Afrique ?</strong><strong></strong></p>



<p>L’avenir du made in Africa réside dans le développement d’industries de proximité, intégrant des techniques modernes tout en valorisant le savoir-faire traditionnel. Il est crucial de convaincre les gouvernements de l’importance de ce secteur pour la création d’emplois et la réduction de la dépendance aux importations.</p>



<p><strong>Des projets d’avenir pour Aïssa DIONE ?</strong><strong></strong></p>



<p>Nous allons continuer à développer notre offre de mobilier et à renforcer nos capacités de production. Nous prévoyons également d’ouvrir de nouvelles filatures et d’élargir notre réseau de distribution internationale pour promouvoir davantage le made in Africa.</p>


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		<title>Air Burkina vole à nouveau !</title>
		<link>https://kanumagazine.com/air-burkina-vole-a-nouveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:51:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier du Mois]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une longue pause, c’est avec fierté et une joie immense que ce retour tant attendu est célébré. Le mercredi 2 octobre 2024 a marqué la reprise officielle des vols d’Air Burkina, offrant à ses passagers le plaisir de retrouver la voûte céleste à bord de l’EMBRAER 190. Cette reprise porte la promesse d’une expérience [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après une longue pause, c’est avec fierté et une joie immense que ce retour tant attendu est célébré. Le mercredi 2 octobre 2024 a marqué la reprise officielle des vols d’Air Burkina, offrant à ses passagers le plaisir de retrouver la voûte céleste à bord de l’EMBRAER 190.</p>



<p>Cette reprise porte la promesse d’une expérience de vol mêlant confort et élégance. À bord, chaque voyage se déroule en douceur, porté par un équipage au sourire radieux et à la bienveillance palpable. Les destinations restent inchangées : Abidjan, Accra, Bamako, Bobo-Dioulasso, Cotonou, Dakar, Lomé, Niamey et Ouagadougou.</p>



<p>Un nouveau souffle anime désormais Air Burkina. La compagnie brille à nouveau dans les airs, reprenant sa mission là où elle s’était arrêtée : Connecter l’Afrique de l’Ouest.</p>


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		<title>Qui est Aïssa DIONE ?</title>
		<link>https://kanumagazine.com/qui-est-aissa-dione/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la rencontre de]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aïssa Dione d’origine franco-sénégalaise, est née à Nevers. Après avoir suivi des études d’Art en France, elle poursuit ses études à l’Université de Dakar où elle finalise une licence en anglais et une licence en Philosophie. Ayant retrouvé son père au Sénégal et au contact de sa grand-mère, elle commence à s’intéresser au Tissage traditionnel. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Aïssa Dione d’origine franco-sénégalaise, est née à Nevers. Après avoir suivi des études d’Art en France, elle poursuit ses études à l’Université de Dakar où elle finalise une licence en anglais et une licence en Philosophie.</p>



<p>Ayant retrouvé son père au Sénégal et au contact de sa grand-mère, elle commence à s’intéresser au Tissage traditionnel. A l’occasion d’un projet d’aménagement qu’on lui confie, et avec l’aide de son premier tisserand, elle met au point l’élargissement du métier à tisser traditionnel mandjaque qui passe ainsi de 15 cm à 90 cm de large, dans une avancée technique inédite.</p>



<p>Puis elle utilise ses qualités d’artiste peintre pour réinventer un design textile plus sobre et plus contemporain, en introduisant de nouveaux coloris et de nouvelles matières complémentaires au Coton.</p>



<p>De tels progrès lui ont ouvert très vite les portes des marchés internationaux, tout spécialement des maisons de luxe comme Hermès. Elle découvre alors que ces textiles sont parfaitement adaptés au monde de la décoration intérieure du mobilier mais aussi de l’accessoire.</p>



<p>Elle commence alors à travailler avec les plus grands noms comme Jacques Grange, Peter Marino, Yovanovitch, Dimore Studios, Rose Tralow, boutiques Tiffany…</p>



<p>Très engagée sur la question de l’organisation de la production et découvrant au fil du temps les aberrations économiques se dissimulant derrière la filière Coton, elle fonde en 1992 Aissa Dione Tissus S.A., dont le crédo est la valorisation des Savoir Faire au Sénégal. Cette petite compagnie s’est fortifiée en associant le travail du bois et du textile et a pu créer 100 emplois permanents.</p>



<p>Surmontant de nombreuses difficultés et grâce à sa créativité et sa passion, Aissa Dione maintient en vie la dernière entreprise textile au Sénégal. La posture de recherche technique permanente et d’adaptabilité aux situations difficiles a permis à l’entreprise de pénétrer les marchés de l’hôtellerie. On note en premier lieu, l’hôtel Saxon à Johannesburg, Bora Bora Meridien, l’hôtel Pullman Teranga au Sénégal et le Club Med Cap Skirring.</p>



<p>Avec une philosophie très particulière qui prône la mise en œuvre du Made in Sénégal grâce à l’union des Savoir Faire traditionnels et de l’industrie, elle s’engage très fermement sur la question de la transformation des matières premières locales dans le pays comme source de développement économique. Elle défend un type d’industrie SOFT qui privilégie la qualité au nombre…</p>



<p>Depuis quelques années elle organise des workshops et des masterclass avec l’école Boulle et le Mobilier National Français.</p>



<p>Son entreprise est exemplaire et ce modèle lui a permis d’être consultée par le gouvernement du Burkina-Faso, du Togo et du Rwanda.</p>



<p>Plus récemment et pour les mêmes nécessités, Aissa Dione a réussi à mener à bien une collaboration avec un atelier de tissage traditionnel de kimonos au Japon : OKUJUN ; développant ainsi une collection 100% soie Afrique/Japon.</p>


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		<item>
		<title>MODE  30 ans de couture enchantée : Le Chemin d’Étoffes de Ghislaine AMISSAH.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/mode-30-ans-de-couture-enchantee-le-chemin-detoffes-de-ghislaine-amissah/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KANULEADS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre les épingles et les croquis… Dans les méandres des études primaires et secondaires, entre le Togo et la Guinée, Ghislaine s’est éveillée à la beauté des étoffes, tricotant son rêve dans les mailles de la mode. Malgré un départ dans le monde du secrétariat, son cœur battait au rythme des croquis et des épingles. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Entre les épingles et les croquis… </strong><strong></strong></p>



<p>Dans les méandres des études primaires et secondaires, entre le Togo et la Guinée, Ghislaine s’est éveillée à la beauté des étoffes, tricotant son rêve dans les mailles de la mode. Malgré un départ dans le monde du secrétariat, son cœur battait au rythme des croquis et des épingles.</p>



<p><strong>Un talent multicolore… </strong><strong></strong></p>



<p>Après avoir tissé ses connaissances au prestigieux Institut de Couture et de Coupe Professionnelle (ICCP) au Togo, Ghislaine se laisse porter par la brise parfumée de l’Italie, où les maîtres de la couture, tels qu’Akou et Abalo Simon, l’ont accueillie dans leur atelier. Entre les étoffes luxuriantes et les croquis effrénés, son talent a fleuri.</p>



<p>En 1994, dans un élan d’audace et de passion, Ghislaine a ouvert son propre atelier, baptisé «Création Ghis». C’était le début d’une aventure belle mais challengeante du fait de ses nouvelles passions de maman et femme au foyer. Grâce au soutien de sa famille et de son époux, ses challenges deviennent pour elle des sources d’inspiration.</p>



<p><strong>Une passion contagieuse…</strong><strong></strong></p>



<p>Portant en elle le désir ardent de partager son savoir-faire, Ghislaine a formé une multitude d’apprentis, tissant des liens solides avec plus de 100 jeunes esprits. À travers les fils de l’enseignement, elle a semé les graines de la créativité, guidant ses élèves vers des horizons infinis.</p>



<p><strong>Dans le nom «Et G Créa&#8230;», résonne la grâce divine… </strong><strong></strong></p>



<p>En 2007, son atelier est rebaptisé «Et G Créa&#8230;» en corrélation avec «Et Dieu Créa&#8230;», qui évoque le commencement, l’acte sacré de la création, la naissance d’un univers infini. Ce souffle divin insuffle une énergie transcendante dans chaque pièce conçue sous la bannière de «Et G Créa&#8230;». Il s’y cache un rappel humble de la puissance qui réside dans la détermination et la créativité, une invitation à reconnaître la présence de la force divine au cœur de chaque création humaine.</p>



<p><strong>Brodons l’Avenir…</strong><strong></strong></p>



<p>L’aventure ne s’arrête jamais. Aujourd’hui, alors que le soleil se couche sur trois décennies de création, Ghislaine monte le regard au-dessus des nuages dans l’objectif d’ouvrir un showroom et un centre de formation. Ghislaine Amissah est la preuve que la détermination et la créativité sont les fils conducteurs de la réussite.</p>


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			</item>
		<item>
		<title>Philippe Porquet, le visage d’un innovateur des services de messagerie en Côte d’Ivoire.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/philippe-porquet-le-visage-dun-innovateur-des-services-de-messagerie-en-cote-divoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:43:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KANULEADS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En prenant les rênes de l’entreprise familiale dans un contexte assez complexe avec les multinationales et les structures informelles, très peu d’observateurs misaient sur le développement de Colivoire Express, une entreprise pionnière dans le secteur du courrier express en Côte d’Ivoire. L’approche managériale novatrice et résiliente de Philippe Porquet n’a pas manqué de donner des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En prenant les rênes de l’entreprise familiale dans un contexte assez complexe avec les multinationales et les structures informelles, très peu d’observateurs misaient sur le développement de Colivoire Express, une entreprise pionnière dans le secteur du courrier express en Côte d’Ivoire. L’approche managériale novatrice et résiliente de Philippe Porquet n’a pas manqué de donner des fruits.</p>



<p>Marié et père de deux filles, Philippe Porquet a accumulé près de 11 ans d’expérience dans le secteur du courrier express en Côte d’Ivoire. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique, obtenu en Inde.</p>



<p><strong>Un background solide</strong><strong></strong></p>



<p>Le Directeur Général de Colivoire possède une certification en Business Management, effectuée au Ghana et une certification à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM). En 2018, il a reçu le PRIX D’HONNEUR ET DE L’EXCELLENCE décerné par l’amicale des anciens de l’Inde en Côte d’Ivoire. En 2021, il a été nominé aux Wecanda Awards pour son initiative entrepreneuriale et performance remarquables de son activité. Cette même année, Philippe Porquet a été nominé au Prix du Phare, une distinction du Top 10 des entrepreneurs les plus inspirants de son pays.</p>



<p><strong>Une réussite axée sur les partenariats</strong><strong></strong></p>



<p>Philippe Porquet aide les entreprises ivoiriennes à optimiser leur temps et réduire leurs coûts en externalisant la distribution de leurs factures, demandes de partenariat et autres documents importants. L’entreprise offre des stages aux étudiants et soutient l’art, la littérature et la culture, à travers ses divers partenariats. La réussite de Colivoire Express repose en majorité sur les nombreux partenariats établis avec des entreprises nationales et internationales. Son équipe et lui ont réussi à élargir l’éventail du portefeuille client dans un environnement très concurrentiel exacerbé par les livreurs indépendants et informels. &nbsp;</p>



<p>Le management est axé sur 3 piliers que sont la prise en compte des conditions de travail de ses collaborateurs, la proposition d’offres adaptées aux différentes classes de la cible et un excellent système de service après-vente. L’offre de service permet au client de se libérer de certaines tâches comme la distribution et le suivi de courriers administratifs et autres documents importants afin de se contrer sur la productivité de notre cœur de métier.</p>



<p>Grâce à cette nouvelle dynamique, Colivoire Express est présente dans les villes les plus importantes de la Côte d’Ivoire : Abidjan, San Pédro, Bouaké, Man Soubré. &nbsp;« Notre objectif actuel est de poursuivre la digitalisation de nos services pour une efficacité accrue et de couvrir tout le territoire d’ici 3 ans », dixit Philippe Porquet.</p>


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		<title>Sika Da Silveira, dépasser les limites de la matière grâce à l’art.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/sika-da-silveira-depasser-les-limites-de-la-matiere-grace-a-lart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:37:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1985, Sika Da Silveira est une artiste plasticienne béninoise reconnue sur la scène locale et internationale. Vivant et travaillant au Bénin, elle a développé une passion pour les perles, les formes et les couleurs africaines, ce qui l’a amenée à créer une marque d’accessoires de mode. Cependant, c’est l’appel de l’art plastique qui [&#8230;]</p>
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<p>Née en 1985, Sika Da Silveira est une artiste plasticienne béninoise reconnue sur la scène locale et internationale. Vivant et travaillant au Bénin, elle a développé une passion pour les perles, les formes et les couleurs africaines, ce qui l’a amenée à créer une marque d’accessoires de mode. Cependant, c’est l’appel de l’art plastique qui s’est fait ressentir le plus intensément. C’est à cela qu’elle se consacre aujourd’hui à travers des métiers tels que la peinture, la photographie, l’installation et la performance.</p>



<p>Les œuvres de Sika Da Silveira explorent la relation entre l’homme et le cosmos, mettant en lumière l’interaction entre les deux. Elle considère l’homme comme un microcosme et le cosmos comme un macrocosme. L’artiste cherche à démontrer que les deux sont intrinsèquement liés, formant un tout indivisible. Selon elle, l’homme doit comprendre sa propre nature et apprendre à composer avec le cosmos afin de s’épanouir pleinement sur terre.</p>



<p>L’art de Sika Da Silveira consiste à traduire cette passion pour la vie et cette connexion à la vie. Elle souhaite inviter l’humanité à partager cette expérience et à explorer cette connexion entre l’homme et le cosmos. Sa démarche artistique vise à expliquer cette relation complexe à travers ses œuvres, qui servent de portails ouverts vers d’autres dimensions et d’autres réalités. Elle recherche la liberté et la sincérité dans son art, en s’affranchissant des conventions et en traduisant ses inspirations de manière authentique.</p>



<p>Outre la peinture, l’installation et la performance, Sika Da Silveira s’exprime à travers la photographie. Elle considère chaque médium comme une expression unique de sa vision artistique. Son travail englobe une diversité de couleurs, de formes et de textures, chacune choisie en fonction de sa résonance et de son message.</p>



<p><strong>L’art pour exprimer la préservation de la nature</strong><strong></strong></p>



<p>Dans de nombreuses œuvres de Sika Da Silveira, on retrouve des images d’arbres qui jouent un rôle symbolique. En effet, pour l’artiste, l’arbre représente la vie et incarne la structure humaine. « Autant l’arbre a besoin de s’enraciner pour s’élever autant l’homme aussi a besoin de s’enraciner pour s’élever », a déclaré Sika Da Silveira. Ses œuvres mettent notamment en exergue les arbres matures, qui portent en eux une certaine expérience de vie et une charge énergétique accumulée au fil du temps. Ils sont pour Sika de véritables témoins (du temps) de l’humanité, porteurs de mémoires dont nous ne sommes pas toujours conscients. Elle cherche ainsi à sensibiliser à la sacralité des arbres et à la nécessité de les préserver.</p>



<p>À travers ses œuvres, Sika Da Silveira lutte pour la préservation de la nature et encourage une consommation plus responsable. Elle souligne les conséquences de nos actions sur l’environnement et met en évidence la nécessité de vivre en harmonie avec la nature. En abordant des thèmes tels que la déforestation, la pollution et le changement climatique. Les œuvres de Sika invitent à réfléchir à la relation de l’humain avec la nature et à adopter des comportements plus durables.</p>



<p>Les couleurs occupent une place prépondérante dans les œuvres de Sika Da Silveira. Mais, « je n’ai pas de préférence de couleur, je vais vers les couleurs en fonction de leur résonnance, de ce que je veux traduire. Je vais vers toutes les couleurs du moment où elles sont nécessaires pour le message à exprimer », a-t-elle indiqué.</p>



<p>Sika Da Silveira puise son inspiration dans la nature, la spiritualité et les traditions africaines. Son art est imprégné d’une certaine spiritualité et cherche à transmettre une essence de vie.</p>



<p><strong>Un parcours couronné de récompenses</strong><strong></strong></p>



<p>Depuis 2014, Sika Da Silveira participe à plusieurs expositions collectives au Bénin, en République du Congo, au Burkina Faso, au Sénégal et en France. La jeune artiste organise également plusieurs expositions solos. La dernière a eu lieu à l’Institut français de Cotonou en septembre 2023.</p>



<p>Sika Da Silveira a été également récompensée pour son travail artistique. En 2019, elle a remporté le prix de la meilleure performance à la RIAC (Rencontres Internationales d’Art Contemporain) aux Ateliers Sahm à Brazzaville. La reconnaissance de son talent s’étend également au-delà des frontières de l’Afrique, puisqu’elle a été invitée à exposer au centre d’art contemporain d’Annecy, en France, dans le cadre du off de la biennale de Lyon.</p>



<p>Elle est sélectionnée également parmi les artistes exposant à la quinzième édition de la Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar en novembre 2024 (Dak’Art).</p>



<p>L’avenir de Sika Da Silveira est empreint d’une volonté de continuer à créer, à proposer de nouvelles créations et à approfondir sa démarche artistique. Elle se concentre sur le présent et aborde chaque instant comme un contrat avec la vie. « Quand on remplit pleinement le contrat de l’instant, la suite va se déployer positivement et favorablement », soutient-elle. Son art est une exploration continue de la relation entre l’homme et le cosmos, une invitation à transcender les frontières et à vivre en harmonie avec la vie qui nous entoure.</p>



<p>Sika Da Silveira est une artiste engagée, qui utilise son talent pour sensibiliser et provoquer des changements positifs dans la société. Son art est un hymne à la vie et à la beauté de notre monde. Pour elle, « l’art vous choisit, ensuite vous répondez ou non à l’appel ». L’art, selon Sika, c’est beaucoup d’humilité, de sagesse.</p>



<p>« Le métier d’artiste nécessite de se construire un parcours riche, un chemin vers la maturité. Et si on prend le travail de ces années à aujourd’hui, on peut quand même voir qu’il y a des étapes, l’évolution. Donc, c’est important d’avoir la patience de faire ce chemin-là, le chemin de la maturité », a confié Sika. L’art nécessite beaucoup de courage et de détermination. A travers son art, Sika cherche à établir des connexions entre les dimensions matérielles et spirituelles, et à créer un dialogue entre l’homme et le cosmos.</p>


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		<title>Pehah Jacques SORO, des pinceaux au service de la femme africaine.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/peha-soro-des-pinceaux-au-service-de-la-femme-africaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:32:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les œuvres de PEHAH SORO ne laissent personne indifférent. Artiste ivoirien de renommée internationale, il a fait le pari de consacrer ses pinceaux à magnifier la femme dans la société africaine. Né à Korhogo, ville située du nord de la Côte d’Ivoire, PEHAH est le quatrième d’une fratrie de cinq enfants. Il puise son inspiration [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les œuvres de PEHAH SORO ne laissent personne indifférent. Artiste ivoirien de renommée internationale, il a fait le pari de consacrer ses pinceaux à magnifier la femme dans la société africaine. Né à Korhogo, ville située du nord de la Côte d’Ivoire, PEHAH est le quatrième d’une fratrie de cinq enfants. Il puise son inspiration dans les riches traditions Sénoufo et les paysages envoûtants de son enfance. «C’est là-bas que j’ai tout appris, c’est là-bas que j’ai appris à peindre. La culture sénoufo rime avec ma vision artistique,» confie-t-il. Les noms « PEHAH » et « SORO » qu’il porte possèdent une signification profonde, qui reflète sa personnalité et son cheminement. « PEHAH » signifie «sois tolérant, sois patient», tandis que « SORO » se traduit par «celui qui n’a pas peur, qui ne recule devant rien». Son parcours artistique, qui a débuté en 2006, est forgé par des années d’apprentissage et de dévouement, marquées par la rigueur des enseignements religieux et la sagesse ancestrale transmise par sa famille.</p>



<p>L’enfance de PEHAH SORO, marquée par la rigueur et les enseignements religieux, a contribué à façonner son identité artistique. Il se souvient encore : «la première fois que j’ai dit à ma maman que j’étais premier, elle m’a dit que ce n’était pas difficile d’être premier». Les moqueries qu’il a essuyées dès le bas âge de la part des autres enfants ont contribué à faire de lui un homme travailleur qui aime les défis. Cette leçon de modestie et de persévérance est restée gravée en lui, en influençant sa quête constante d’excellence. La spiritualité est également un pilier dans les œuvres de l’artiste. «Les artistes ont un rapport particulier avec Dieu. L’art en Afrique est beaucoup influencé par le spirituel,» dit-il. Pour lui, chaque tableau est une confession, une manière de communiquer avec quelque chose de plus grand.</p>



<p>PEHAH SORO met en avant le rôle et les réalités des femmes africaines dans ses œuvres. À travers ses tableaux uniques et riches en émotions, il donne de la voix aux femmes africaines. Une manière pour lui de valoriser tous les sacrifices que consentent les femmes pour le bien-être familial et par ricochet celui de la société toute entière. « Il faut qu’on repense à notre système éducatif, au rôle que joue la femme dans le processus éducatif de l’enfant. La femme, c’est la cheville ouvrière de la famille. On dit éduquer une femme, c’est éduquer une nation. Je pense que Dieu est une femme », dit-il. Cette conviction se reflète dans toutes ses créations, influencées par sa mère et sa femme. Le « Picasso de la Côte d’Ivoire » estime que la contribution des femmes est souvent sous-estimée et il souhaite leur rendre hommage à travers son art. Dans ses peintures, il présente les femmes comme des figures de résilience et de sagesse, des mères et des éducatrices. Ainsi, chaque coup de pinceau, chaque nuance de couleur de l’artiste célèbre la force, le courage et la ténacité des femmes africaines. &nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="256" height="272" src="https://kanumagazine.com/wp-content/uploads/2024/11/PEHAH-52.png" alt="" class="wp-image-891" style="width:850px;height:auto"/></figure>



<p>Pour libérer son « génie créateur », PEHAH SORO s’inspire des chants Sénoufo, sa langue maternelle. Musique à fond, pinceaux et peinture au point, l’artiste emporte sa toile dans un voyage imaginaire qui permet d’engendrer des œuvres qui reflètent ses états d’âme et ses inspirations profondes. «Quand mes créations sont accompagnées de musique, j’aime être en joie, dans un état que je souhaite mettre dans mes tableaux,» explique-t-il.</p>



<p>Dans son processus de création, il utilise également des techniques innovantes telles que le relief pour renforcer son message artistique et capter l’attention des spectateurs. Au début, il a intégré la 3D dans ses œuvres pour innover et se démarquer. Aujourd’hui, cette technique fait partie intégrante de son style unique. Il arrive souvent même qu’une simple spatule inspire la création d’une œuvre d’art. « Il y a un tableau que j’ai peint et j’ai utilisé une spatule pour la touche finale de l’œuvre. Je me souviens que je suis entré dans la cuisine et mon bras a fait tomber la spatule. Quand je l’ai ramassée, une idée m’est venue en tête et je l’ai utilisée pour mon tableau », confesse-t-il avec un sourire. Et ce n’est pas tout, car même les affaires de sa femme sont utilisées pour rendre ses œuvres uniques. « Il m’arrive d’utiliser des pagnes, des mèches de madame en plus des ustensiles de cuisine. J’ai déjà utilisé la bouteille de gaz mais j’ai changé d’avis parce que c’était difficile à transporter », poursuit l’artiste peintre.</p>



<p><strong>Entre défis et persévérance. </strong><strong></strong></p>



<p>Le parcours de PEHAH n’a pas été sans obstacles. En tant qu’étudiant à l’école des beaux-arts d’Abidjan, il a dû affronter une pression immense. « La pression était énorme à l’école des beaux-arts d’Abidjan », se rappelle-t-il. Les attentes élevées de ses professeurs et les défis de l’environnement compétitif ont souvent été écrasants. « On pouvait te demander de réaliser trois œuvres en une nuit, et il fallait être prêt à relever le défi », raconte-t-il. Cette expérience a cultivé en lui une résilience et une capacité à persévérer malgré les difficultés. Au début de sa carrière, il a également dû surmonter les obstacles financiers et le manque de reconnaissance. « Quand j’ai commencé, il n’y avait pas beaucoup d’opportunités pour les jeunes artistes en Côte d’Ivoire », explique-t-il. Cependant, son talent et sa détermination lui ont permis de se faire un nom. La première parution de ses œuvres dans un journal en 2015-2016 a marqué un tournant dans sa carrière. « C’est là que j’ai commencé à recevoir des commandes et des invitations pour des interviews. Je me suis dit que les gens commençaient à s’intéresser à ce que je faisais », se souvient monsieur SORO.</p>



<p>Aujourd’hui PEHAH SORO se classe parmi les plus grands artistes peintre de l’Afrique. Pour l’avenir, il a des aspirations claires : «Je veux donner l’envie à des personnes de devenir artistes, influencer les autres de la meilleure façon». Un souhait qui se concrétise à travers son métier de professeur. Enseignant passionné, il transmet son savoir avec la même ardeur qu’il met dans ses créations. «Un artiste, c’est quelqu’un qui aime partager ce qu’il a. Enseigner, c’est transmettre quelque chose,» dit-il. Son expérience d’enseignant influence et enrichit son travail artistique, créant une symbiose entre ses deux vocations. Il souhaite donc utiliser son art pour sensibiliser et apporter des changements sociaux, tout en restant fidèle aux traditions africaines.</p>


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		<title>Sarah Rouamba, entre stéthoscope et caméra.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/sarah-rouamba-entre-stethoscope-et-camera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 14:24:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KANULEADS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le monde numérique en pleine expansion du Burkina Faso, Sarah Rouamba se distingue par son originalité et sa polyvalence. Doctorante en médecine et créatrice de contenu digital, elle incarne la fusion parfaite entre science et art. Avec plus de 30 000 abonnés sur TikTok, Sarah embarque sa communauté dans son double univers avec des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le monde numérique en pleine expansion du Burkina Faso, Sarah Rouamba se distingue par son originalité et sa polyvalence. Doctorante en médecine et créatrice de contenu digital, elle incarne la fusion parfaite entre science et art. Avec plus de 30 000 abonnés sur TikTok, Sarah embarque sa communauté dans son double univers avec des contenus variés allant du maquillage à la santé, en passant par la mode et les faits divers. Sa notoriété lui ouvre les portes de collaboration avec des marques et des restaurants, transformant son influence en un outil puissant de promotion.</p>



<p>L’évolution technologique a ouvert de nouvelles opportunités pour les jeunes au Burkina Faso, notamment dans la création de contenu sur les réseaux sociaux. Des plateformes comme TikTok, Instagram, et YouTube voient émerger de nouveaux talents qui utilisent ces outils pour s’exprimer et influencer des publics variés. Dans ce contexte, Sarah Rouamba a su exploiter cette dynamique pour bâtir une présence en ligne significative. « Mon contenu est diversifié parce que j’ai moi-même plusieurs facettes, et je n’aime pas qu’on me cantonne à une seule case », explique-t-elle. Cette diversité est le reflet de sa personnalité dynamique et de sa volonté de ne pas se limiter à un seul domaine.</p>



<p>Sarah attribue son amour pour la vidéo à son père, qui capturait des moments de leur vie familiale avec un caméscope. « Je me suis rendu compte du pouvoir de la caméra de nous faire revivre des moments souvent oubliés mais toujours aussi forts, et je voulais moi aussi partager ce sentiment avec les gens », raconte-t-elle. Ce désir de partager des histoires et des émotions l’a poussée à se lancer dans la création de contenus. Depuis ses débuts pendant le confinement de 2020, elle a navigué à travers les défis et les opportunités.</p>



<p>La notoriété de Sarah sur les réseaux sociaux va au-delà de la simple augmentation de ses abonnés. Elle collabore avec diverses marques et restaurants, utilisant son influence pour promouvoir des produits et services. Ces collaborations illustrent l’évolution du marché burkinabè, où les entreprises reconnaissent de plus en plus le potentiel des créateurs de contenus pour atteindre de nouveaux publics. En plus de ces partenariats, Sarah est régulièrement invitée à des événements prestigieux comme les Sotigui Awards ou la Ouaga Fashion Week, des plateformes qui mettent en lumière le dynamisme culturel et artistique du Burkina Faso.</p>



<p>Cependant, la route n’a pas été sans obstacles. Sarah jongle entre ses études exigeantes en médecine et ses activités en ligne, un équilibre qu’elle admet être difficile à maintenir. « C’est beaucoup d’organisation, de sacrifices d’heures de sommeil et de prière », confie-t-elle. Malgré ces défis, elle reste déterminée à continuer de partager ses passions et à inspirer les jeunes femmes burkinabè. « Mon slogan c’est BRAIN &amp; BEAUTY ! On peut être coquette, extravertie et très intelligente », déclare-t-elle avec conviction.</p>



<p>Sarah Rouamba, entre stéthoscope et TikTok, incarne passion et persévérance. Elle démontre qu’il est possible d’exceller dans plusieurs domaines et d’inspirer les autres à suivre leurs rêves avec audace.</p>


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		<title>ZAHIWOODY, l’alchimiste de la parole l’alchimiste de la parole.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/zahiwoody-lalchimiste-de-la-parole-lalchimiste-de-la-parole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 12:31:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KANULEADS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parolier / Slameur, Comédien, Metteur en Scène, Directeur Artistique, Enseignant d’Art Dramatique à l’INSAAC et en Techniques de Communication Orale dans les Écoles Françaises et Universités privées, Conseiller Culturel, Scénariste, Acteur.., Yéboa Mathieu KACOU, &#160;plus connu sous le pseudonyme de ZAHIWOODY, est un artiste multidimensionnel qui maîtrise et pratique avec brio son art. Lors de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em> </em></strong></em></strong></p>



<p>Parolier / Slameur, Comédien, Metteur en Scène, Directeur Artistique, Enseignant d’Art Dramatique à l’INSAAC et en Techniques de Communication Orale dans les Écoles Françaises et Universités privées, Conseiller Culturel, Scénariste, Acteur.., Yéboa Mathieu KACOU, &nbsp;plus connu sous le pseudonyme de ZAHIWOODY, est un artiste multidimensionnel qui maîtrise et pratique avec brio son art.</p>



<p>Lors de la 17ème édition du Prix Africain pour le Développement (Padev) Kigali 2022 au Rwanda LE PLUS GRAND ET PRESTIGIEUX PLATEAU DE DISTINCTIONS qui consacre les hommes et les femmes qui font la fierté du continent africain, il a été distingué comme MEILLEUR ARTISTE PAROLIER D’AFRIQUE. Il devient ainsi le deuxième artiste parolier en Afrique après son maître BOMOU Mamadou à posséder cette distinction continentale. Quelques jours plus tard, il est nommé à la suite de l’international footballeur Ivoirien Jérémie BOGA comme Ambassadeur du Spécial Olympic Côte d’Ivoire par le Ministre Jean Louis Billon, PCA de ce prestigieux mouvement sportif dédié aux personnes en situation de handicap intellectuel.</p>



<p>ZAHIWOODY a travaillé pour plusieurs Ministères, Structures publiques et privées, Entreprises, et Particuliers sur des projets Nationaux et Internationaux. De nationalité ivoirienne, Zahiwoody a un cursus universitaire très pointu qui le dispose aujourd’hui, non seulement à son métier d’artiste. Il est en effet détenteur d’un Diplôme d’Études Artistiques Générales, d’une Licence Professionnelle, d’un Master Professionnel et d’un Diplôme Supérieur d’Etudes Artistiques, le tout en Art dramatique et traditions populaires obtenu à l’Ecole supérieure de Théâtre, de Cinéma et de l’Audiovisuel à L’INSAAC. Il détient aussi un Certificat d’Aptitude Pédagogique d’Accès au Corps des Professeurs Certifiés pour l’Enseignement des Arts. D’où toute sa capacité à performer comme il le fait mais aussi à partager son savoir et savoir-faire aux jeunes générations mordues par le virus de l’Art.</p>



<p>Fierté d’une Afrique qui gagne et dont il clame et déclame la beauté, la bravoure, les richesses et l’espoir d’un lendemain meilleur, Zahiwoody est une plume féconde qui éveille et conscientise. De ces tableaux imagés qu’il peint avec mots et mimiques, il captive et enivre ses auditoires lors de ses représentations. Auteur d’un single dénommé « N’ABANDONNE PAS », ce mastodonte des Arts et de la Culture prépare son spectacle « GRIOTACLE » le 29 Mars 2025. Il est une convergence de valeurs, de compétences et de talent qui fait de lui une relève de qualité.</p>


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