<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les Grandes interviews - Kanu magazine</title>
	<atom:link href="https://kanumagazine.com/category/grandes-interviews/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://kanumagazine.com/category/grandes-interviews/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sat, 21 Feb 2026 12:29:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://kanumagazine.com/wp-content/uploads/2024/09/cropped-LOGO_KANU_NOIR-32x32.png</url>
	<title>Les Grandes interviews - Kanu magazine</title>
	<link>https://kanumagazine.com/category/grandes-interviews/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>JOSEPH ZAGRE, BATISSEUR D’AVENIR.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/joseph-zagre-batisseur-davenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 06:38:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Grandes interviews]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kanumagazine.com/?p=637</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Afrique sera confrontée dans un proche avenir à des problèmes de logements. Joseph ZAGRE anticipe et reste engagé à répondre aux besoins de toutes les couches. Cela lui a valu le Prix africain de développement (PADEV 2022), dans la catégorie « meilleur artisan de l’innovation immobilière ». Passionné de l’immobilier et du BTP, Joseph Zagré [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/joseph-zagre-batisseur-davenir/">JOSEPH ZAGRE, BATISSEUR D’AVENIR.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong><em>L’Afrique sera confrontée dans un proche avenir à des problèmes de logements. Joseph ZAGRE anticipe et reste engagé à répondre aux besoins de toutes les couches. Cela lui a valu le Prix africain de développement (PADEV 2022), dans la catégorie « meilleur artisan de l’innovation immobilière ».</em></strong></p></blockquote></figure>



<p>Passionné de l’immobilier et du BTP, Joseph Zagré est bâtisseur de logis, pour toutes les couches. À la tête du Groupe KASTOR AFRICA qu’il a fondé en 2016, ce pur produit des écoles de formation turque et marocaine en gé nie civil fait des émules. C’est avec fierté que Élisée Sawadogo, son adjoint, est allé chercher la distinction à Kigali en son nom</p>



<p>« Nous considérons ce prix comme étant une . reconnaissance, mais aussi une invite à faire mieux dans nos activités futures. Nous allons continuer à construire des logements qui vont répondre à toutes les règles d’urbanisation et environnementales, des logements qui répondent aux besoins de toutes les couches socio professionnelles », a déclaré Élisée Sawadogo. Sur le continent, le rêve de bon nombre d’Africains est de béné f icier d’un logement décent à un coût accessible accompagné de conditions souples de paiements. Avec dextérité et ingéniosité, Jo seph Zagré parvient à transformer ce rêve en une réalité. « Après mes acquis dans le domaine à l’étranger, j’ai choisi de rentrer au pays pour apporter des solutions en matière de constructions immobilières et de BTP, et me poser comme un pont de transfert de savoir et de savoir-faire en matière de BTP des pays du nord vers ceux de l’Afrique », explique-t-il.</p>



<p><strong>Vers</strong><strong> </strong><strong>l’excellence</strong><strong></strong></p>



<p>KASTOR AFRICA évolue essentiellement dans le BTP à travers la réalisation d’infrastructures et aussi la promotion immobilière. Sa devise est « Osons un pas vers l’Excellence ». « En choisissant ce slogan, c’est pour dire que nous sommes entièrement dédiés à être le partenaire sûr de vos projets immobiliers en vous offrant un cadre de vie agréable. Nous travaillons à respecter les normes de qualité et de construction, et ce, dans le respect total des normes environnementales. Vous pouvez compter sur notre bonne volonté et notre abnégation », assure-t-il. Conformément à la vision de Joseph ZAGRE, « Bâtir l’Excellence » est le nouveau slogan mis désormais en avant et dont pourra s’identifier toute personne faisant allusion à Kastor Africa. Aussitôt les activités du Groupe lancées au Burkina en mai 2021, il s’est concentré sur des projets ambitieux comme celui dénommé Espoir City, dont la pose de la première pierre a eu lieu en juin 2021 en périphérie de Ouagadougou. Le Groupe Kastor Africa y propose une large gamme de logements sociaux, économiques, moyens et hauts standings sur un site de 349 ha, dont 150 ha destinés à la construction de logements sociaux en partenariat avec le Programme national de Construction de Logements (PNCL). Le projet d’aménagement de zone de promotion immobilière appelé ECO CITY en Côte d’Ivoire est aussi une signature ingénieuse de Joseph Zagré pour répondre aux besoins en logements et améliorer les conditions de vie des populations. Il nourrit l’ambition à travers ce projet d’accompagner l’État ivoirien à accroître le parc de logements à travers l’aménagement des par celles viabilisées pour la construction de logements économiques et sociaux. Pour l’avenir Pur panafricaniste, Joseph Zagré a à cœur les défis auxquels sera confronté le continent les prochaines années. Selon la Banque mondiale, 90 % des Africains vivent dans des logements informels, où les conditions de vie sont souvent inférieures à la norme et dont les services de base comme l’eau, l’électricité et l’assainissement sont absents. Le rapport démontre que des interventions ciblées sur le marché informel peuvent améliorer rapide ment la qualité du stock de logements existant dans plusieurs pays africains. Le continent pourrait compter pas moins de 1,2 milliard de citadins à l’horizon 2050, et 4,5 millions de nouveaux résidents par an dans les zones d’habitation informelle, dont la plupart ne peuvent s’offrir un logement simple dans le secteur formel ou obtenir un prêt hypothécaire. Des approches innovantes et ciblées visant à offrir des logements abordables s’imposent si les pays veulent tirer profit de cette mutation démo graphique pour créer des villes sans exclus, stimuler la croissance économique et produire des emplois ; Joseph Zagré en est conscient. Voilà pourquoi il s’investit dans des projets de logements pour satisfaire à la demande de populations urbaines croissantes, aux côtés des États. « Notre plus grande ambition est principalement de développer de nouveaux projets de grande envergure qui garantissent un logement propre de grande qualité à tous », soutient-il. Avec sa jeune équipe dynamique, Joseph Zagré fait du chemin et contribue à donner un nouveau visage à l’Afrique.</p>


<a  data-e-Disable-Page-Transition="true" class="download-link" title="" href="https://kanumagazine.com/download/381/?tmstv=1771873566" rel="nofollow" id="download-link-381" data-redirect="false" >
	Kanu 015</a>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/joseph-zagre-batisseur-davenir/">JOSEPH ZAGRE, BATISSEUR D’AVENIR.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PROF. YAO AZOUMAH, DG DE KYA-ENERGY GROUP : « IL FAUT ADAPTER LE SOLAIRE AUX BESOINS DE L’AFRIQUE ».</title>
		<link>https://kanumagazine.com/prof-yao-azoumah-dg-de-kya-energy-group-il-faut-adapter-le-solaire-aux-besoins-de-lafrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 06:32:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Grandes interviews]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kanumagazine.com/?p=632</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’autonomisation énergétique est bien possible en Afrique. Professeur Yao AZOU MAH y croit et en donne la preuve avec le solaire. Le Directeur général du groupe Kya-Energy dévoile, dans cet entretien, quelques pistes et les innovations en cours dans son entreprise, dans le cadre de ce combat. KANU : En Afrique, les projets d’électrifica tion [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/prof-yao-azoumah-dg-de-kya-energy-group-il-faut-adapter-le-solaire-aux-besoins-de-lafrique/">PROF. YAO AZOUMAH, DG DE KYA-ENERGY GROUP : « IL FAUT ADAPTER LE SOLAIRE AUX BESOINS DE L’AFRIQUE ».</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong><em>L’autonomisation énergétique est bien possible en Afrique. Professeur Yao AZOU MAH y croit et en donne la preuve avec le solaire. Le Directeur général du groupe Kya-Energy dévoile, dans cet entretien, quelques pistes et les innovations en cours dans son entreprise, dans le cadre de ce combat.</em></strong></p></blockquote></figure>



<p><strong>KANU : En Afrique, les </strong><strong>projets</strong><strong> </strong><strong>d’électrifica</strong><strong> </strong><strong>tion</strong><strong> </strong><strong>basés</strong><strong> sur le </strong><strong>solaire</strong><strong> </strong><strong>pullulent</strong><strong>, </strong><strong>mais</strong><strong> le continent </strong><strong>reste</strong><strong> </strong><strong>confronté</strong><strong> à un </strong><strong>déficit</strong><strong> </strong><strong>éner</strong><strong> </strong><strong>gétique</strong><strong>. Comment </strong><strong>expliquez-vous</strong><strong> </strong><strong>cette</strong><strong> situation ?</strong></p>



<p>Prof. Yao Azoumah : Le problème se trouve dans le choix des politiques pour la mise en place des systèmes solaires. Quand on décide de construire une grande centrale solaire, on ré pond à quel problème ? Est-ce la fourniture de l’électricité pour les ménages, les PME ou les grandes industries ? Si c’est pour les ménages, la solution n’est pas la bonne. Les ménages consomment davantage le soir. Or, il n’y a pas l’ensoleillement le soir. Et donc, à moins de faire du stockage, pour ces grandes centrales, ce qui serait bien coûteux, cette solution n’est pas adaptée pour les besoins domestiques, pour les besoins des PME (qui consomment davantage dans la soirée que dans la journée). Si c’est pour les industriels, oui, et là encore, il faut bien adapter l’offre à leurs besoins spéci f iques. Or, il se fait que nos pays ne sont pas encore assez industriels. Il se fait que la grosse consommation énergétique reste, pour le mo ment, des consommations domestiques ou des consommations de PME/PMI. C’est la rai son pour laquelle nous avons imaginé le solaire autrement, toujours avec le système de télé phonie mobile pour répondre aux besoins des gens. Il faut adapter le solaire aux besoins de l’Afrique.</p>



<p><strong>La mise à disposition des populations de kits </strong><strong>solaires</strong><strong> </strong><strong>ou</strong><strong> la construction de mini </strong><strong>centrales</strong><strong> </strong><strong>n’est</strong><strong> </strong><strong>elle</strong><strong> pas la solution au pro </strong><strong>blème</strong><strong> que </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>évoquez</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Ces kits solaires classiques ne peuvent pas véritable ment transformer la vie des gens. Ce sont des systèmes de pré-électrification, pas aus si puissants pour faire la trans technique, vous tuez tout simplement la capaci té des gens à investir dans le solaire. Nous avons étudié cette question sous plu sieurs angles, de manière à ce qu’on puisse uti liser la bonne fonction scientifique pour confé rer la fiabilité technique, sans pour autant faire des capacités aléatoires de stockage. Cela Nous avons conçu un produit pour permettre une gestion efficace du système solaire formation. Maintenant, quand vous parlez de mini centrales, c’est pour quel but ?</p>



<p>&nbsp;Si c’est pour donner la lumière à deux, trois abonnés en bout de ligne, cela ne peut pas marcher. C’est beaucoup d’investissement pour peu d’utilisa tion, souvent non productive. C’est pour cela que nous avons conçu des groupes électro solaires</p>



<p>Sur le plan politique, on peut donc prendre des lois pour obliger les gens à aller au solaire. Ce sera une mesure impopulaire dans un premier temps, mais plus tard, cela va créer le marché et l’offre viendra de partout. Les prix des ar ticles solaires vont en conséquence baisser ra pidement et nous aurons beaucoup d’emplois durables créés également pour la jeunesse. Je crois fortement à cette tendance politique. Mais puisque je ne suis pas encore politicien, ce qui m’intéresse, c’est ce que je sais bien faire. C’est la science et la technologie cou plées avec des analyses financières.</p>



<p><strong>Quels</strong><strong> </strong><strong>sont</strong><strong> les </strong><strong>progrès</strong><strong> que </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>avez</strong><strong> </strong><strong>réa</strong><strong> </strong><strong>réa</strong><strong> </strong><strong>lisés</strong><strong>, </strong><strong>en</strong><strong> </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>appuyant</strong><strong> sur la science et la </strong><strong>technologie</strong><strong> </strong><strong>justement</strong><strong> ?</strong></p>



<p>La première chose à laquelle nous nous sommes intéressés, c’est mieux dimensionner le système solaire photovoltaïque. Nous avons dé couvert beaucoup d’aberrations. Par exemple, pour avoir une fiabilité technique, d’aucuns font un surdimensionnement de la capacité de stockage de la batterie (deux à trois jours d’autonomie par exemple). Or, l’élément le plus coûteux parmi les composants solaires, c’est précisément la batterie. Lorsque vous faites un surdimensionnement croyant faire de la fiabilité technique, vous tuez tout simplement la capacité des gens à investir dans le solaire. Nous avons étudié cette question sous plu sieurs angles, de manière à ce qu’on puisse utiliser la bonne fonction scientifique pour conférer la fiabilité technique, sans pour autant faire des capacités aléatoires de stockage. Cela nous a permis de développer Kya-SolDesign, le premier logiciel de dimensionnement le plus fiable et qui se veut aussi le premier logiciel africain de dimensionnement des systèmes solaires auto nomes. Aujourd’hui, nous commercialisons ce logiciel en ligne. Nous avons fait son lancement en 2020. Il fait donc son petit bonhomme de chemin. Je fais l’enseignement de ce logiciel aujourd’hui que ce soit au Burkina, au Togo, au Bénin, en Algérie, dans les institutions dans lesquelles j’interviens. C’est mon combat. Je veux que les gens changent leurs manières de faire le dimensionnement des systèmes solaires auto nomes pour les ME/PMI et pour les milieux ruraux. Si nous avons pu concevoir nos groupes électro solaires, c’est parce que nous avons pu mieux dimensionner les systèmes solaires autonomes et avec un stockage raisonnable et approprié. Puis après, il y a la bataille de la fiabilité dans le choix des composants solaires et dans leurs installations. Il y a ce que l’on appelle l’ingénie rie solaire. Mais, nous n’avons pas beaucoup de formations là-dessus. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous nous sommes investis dans le rôle d’accompagner ceux qui sont dans le domaine en renforçant leurs capacités. Malheureusement, nous avons beaucoup de produits qui ne sont pas certifiés non plus. Nous avons opté à notre niveau pour des produits de qualité et certifiés de surcroît. Aussi, la fiabilité technique ne s’arrête-t-elle pas qu’au dimensionnement et au choix des équipements de qualité. Cela continue après l’installation. C’est pour cela que nous avons conçu un produit pour permettre une gestion efficace du système solaire une fois installé. Nous avons remarqué que lorsque des fois (le soir surtout) des systèmes solaires autonomes tombe arrêtent de fonctionner, ce n’est pas qu’il n’y a plus d’énergie dans la batterie forcement. Peut être qu’il y a un fort appel de courant d’un com posant électrique qu’on a mis en marche. Nous avons alors conçu un gestionnaire d’énergie qui observe la tension des batteries en priorisant les besoins énergétiques du consommateur. Si, par exemple, vos besoins prioritaires de base sont constitués de l’éclairage et des prises élec triques, et que la climatisation devient votre be soin secondaire, quand le gestionnaire lit la ten sion des batteries et note que la climatisation risque de couper votre système, il ne démarre pas la climatisation. Si la climatisation était en alimentation, il la coupe pour que vous ayez les besoins prioritaires à alimenter durablement. Nous corrigeons au fur et à mesure ce produit. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas donner un groupe électro solaire à quelqu’un sans inté grer ces modules de gestion intelligente des charges que nous appelons KYA-FlexyControl. Nous avons aussi décidé de dépendre moins de l’extérieur en termes d’équipements so laires. Aujourd’hui, nous utilisons des batteries au lithium parce qu’elles résistent à des appels de courant instantanés et très élevés. Leur du rée de vie est plus longue. Mieux, la batterie au lithium est bourrée d’électronique. Quand elle a une panne, cela ne veut pas dire que ce sont les cellules qui sont problématiques forcément. Cela peut être juste un circuit électronique qu’il faut réparer. Comme nous avons décidé de ré duire notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur, toute la partie électronique, que ce soit au ni veau de l’onduleur ou des batteries au lithium, nous en concevons sur place et nous les met tons dans nos groupes électro solaires. Toute la gestion intelligente de notre système est faite sur place.</p>



<p><strong>Quelle politique d’ingénierie financière faut-il mettre en place pour aller vers une production à grande échelle et améliorer l’accessibilité?</strong></p>



<p>En milieu rural, le pouvoir d’achat est faible. Nous savons aussi qu’il y a aujourd’hui des fonds, que ce soit au niveau de nos pays ou des institutions internationales, qui priorisent le solaire pour les infrastructures communautaires. Le problème de ces donateurs, c’est comment s’assurer de la pérennité des installations solaires pour les infrastructures communautaires. Il y a donc la question de maintenance qui se pose. Alors, nous avons décidé de satisfaire à la fois ces donateurs, les populations rurales, et notre business en allant vers un financement hybride pour l’électrification solaire des infrastructures communautaires. Nous avons développé un produit spécifique appelé KYA-SolarShop. C’est une boutique solaire qui va donner 30 % de l’électricité pro duite pour satisfaire les centres de santé et les écoles, de façon gracieuse, par exemple. Et on offre les 70 % restants sous forme de services, eau potable, ou d’irrigation, recharge de téléphone mobile, photocopie et wifi, etc. aux populations environnantes. Avec un certain nombre de boutiques solaires subventionnées, nous avons fait notre modèle économique qui permet même d’électrifier de nouveaux centres de santé, ou des écoles au solaire, sur fonds propres. Tous les deux ans, nous pouvons ajouter de nouveaux centres sur fonds propres. Et nous avons un business qui est rentable. C’est le produit que nous proposons et nous avons déjà obtenu le financement de l’USAID pour faire 20 centres de santé au Togo. Nous venons de faire une école pilote dans le nord du Togo aussi sur financement du Centre des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC). Nous disposons également aujourd’hui des groupes électro solaires pour des clients d’une certaine catégorie, d’abord les PME/PMI, en suite les États. Il y a des sites militaires que nous électrifions grâce aux groupes électro solaires qui s’adaptent à leurs besoins, discrets et puissants. Notre modèle économique permet d&rsquo;électrifier des centres de santé et des écoles sur fonds propres En milieu rural, le pouvoir d’achat est faible. Nous savons aussi qu’il y a aujourd’hui des fonds, que ce soit au niveau de nos pays ou des institutions internationales, qui priorisent le solaire pour les infrastructures communautaires. Le problème de ces dona Récemment, nous nous sommes posé la question, pourquoi ne pas faire l’offre sur la durée de vie du composant qui a la plus longue durée de vie, c’est à-dire les modules solaires PV qui font 20 ans au minimum. Nous avons réfléchi à un modèle pour proposer des systèmes solaires aux clients avec une garantie de 20 ans, mais le client va payer un acompte de 10% par rapport au coût d’investissement qui intègre tous les aspects de maintenance, Le reste qui est 90 % sera payé par le client sur dix ans par exemple. Il va jouir de son système encore pour dix autres années sans rien payer, mais avec une main tenance garantie. Ceci per met de répondre à deux difficultés majeures des clients : l’accessibilité économique (investissement lourd) et la fiabilité technique (qui sont les problèmes majeurs aujourd’hui pour la vulgarisation des systèmes solaires). Alors comment faut-il s’y prendre ? Le solaire ne marche pas encore parce que nous n’avons pas beaucoup fait au niveau politique, au niveau sciences et technologies, recherche et développement. Il y a beaucoup à faire pour améliorer les technologies au lieu d’aller les importer et les placarder chez nous. Nous n’avons pas . encore beaucoup fait sur le modèle financier. Une combinaison de ces différents éléments sus mentionnés fera en sorte que le solaire soit demain incontournable dans nos pays, parce que tout le monde irait au solaire.</p>



<p><strong>Est-</strong><strong>ce</strong><strong> </strong><strong>qu’avec</strong><strong> </strong><strong>ces</strong><strong> leviers, </strong><strong>l’énergie</strong><strong> </strong><strong>solaire</strong><strong> </strong><strong>pourra</strong><strong> </strong><strong>concurrencer</strong><strong> </strong><strong>sérieusement</strong><strong> </strong><strong>l’énergie</strong><strong> </strong><strong>fossile</strong><strong> </strong><strong>en</strong><strong> </strong><strong>termes</strong><strong> de </strong><strong>coût</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Le coût de notre nouveau produit développé sur 20 ans est déjà moins cher que celui du fossile. Par exemple, pour le cas d’un ménage d’une certaine taille qui paye environ 150 Fcfa le kWh, avec notre groupe électro solaire de 20 ans, le coût du kWh va lui revenir à 143 Fcfa. Pour un autre client, une polyclinique à Lomé, il paie l’électricité à 140 francs le kWh. Avec nos groupes électro solaires il sera finalement à 134 francs le kWh. Non seulement, après dix ans, il ne va plus rien payer pendant dix autres an nées, mais il paye globalement moins cher le kWh que s’il était resté avec l’énergie fossile. Mais il n’y a pas que le prix du kWh qui va être bas. Il y a la nature même de la fourniture que nous ne maitrisons pas avec le fossile, mais stable avec le solaire. On fait la guerre en Ukraine et le coût du pétrole augmente ici considérable ment. Mais aujourd’hui, avec le solaire, nous allons régler ce problème-là. Puisqu’à part la pluie, ou quelques passages nuageux, la fourniture de la ressource solaire ne va pas varier en fonction des guerres ou des problèmes qu’un pays peut avoir avec l’autre.</p>



<p>&nbsp;<strong>Aucun</strong><strong> pays au monde ne </strong><strong>peut</strong><strong> se </strong><strong>développer</strong><strong> sans </strong><strong>l’électricité</strong><strong>. </strong><strong>Êtes-vous</strong><strong> </strong><strong>sûrs</strong><strong> </strong><strong>qu’on</strong><strong> </strong><strong>peut</strong><strong> </strong><strong>compter</strong><strong> sur le </strong><strong>solaire</strong><strong> pour </strong><strong>avoir</strong><strong> </strong><strong>l’énergie</strong><strong> de </strong><strong>qualité</strong><strong> ?</strong></p>



<p>&nbsp;Quand je parle du solaire, je ne parle pas du futur. Je vis cela. Technologiquement parlant, on n’a pas de limite avec le solaire. C’est parce que les gens font mal l’analyse du besoin. On n’a pas beaucoup de gens bien qualifiés pour</p>



<p>nous faire de propositions idoines pour alimenter ces différents systèmes. Aujourd’hui, il y a une ferme agricole à Kpalimè, au Togo, une région très pluvieuse qui fonctionne 100 % solaire. En dehors de cela, beaucoup de centres de san té fonctionnent aujourd’hui à 100 % solaire au Togo, à plein temps. Certes, on n’a pas encore toutes les solutions. Mais nous devons vérita blement les adopter, continuer à y investir pour les rendre fiables. C’est pour cela que nous avons une unité de recherche et de dévelop pement au sein de notre entreprise et qui tra vaille d’arrache-pied à la fois sur les problèmes que nous rencontrons sur le terrain pour appor ter des solutions et qui travaillent sur les pro blèmes de futur. Nous travaillons petit à petit à sortir des onduleurs intelligents qui vont chan ger quelques donnes. Je finirai par dire que nous n’avons pas de res sources endogènes plus distribuées que le so laire et le vent. Si l’Afrique dompte ces deux ressources en les caractérisant mieux, en trouvant les moyens de mieux les convertir en d’autres formes d’énergie plus utiles pour nos populations, nous serons les régions les plus indépendantes au monde, parce qu’il n’y a pas d’indépendance quand on n’a pas la maitrise de ces ressources énergétiques, quand on n’a pas la capacité de transformer ces ressources en des formes d’énergie utile pour la consommation énergétique des populations.</p>


<a  data-e-Disable-Page-Transition="true" class="download-link" title="" href="https://kanumagazine.com/download/381/?tmstv=1771873566" rel="nofollow" id="download-link-381" data-redirect="false" >
	Kanu 015</a>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/prof-yao-azoumah-dg-de-kya-energy-group-il-faut-adapter-le-solaire-aux-besoins-de-lafrique/">PROF. YAO AZOUMAH, DG DE KYA-ENERGY GROUP : « IL FAUT ADAPTER LE SOLAIRE AUX BESOINS DE L’AFRIQUE ».</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le DGA LEANDRE HUBERT KABRE évoque la force d’un partenaire sûr.</title>
		<link>https://kanumagazine.com/le-dga-leandre-hubert-kabre-evoque-la-force-dun-partenaire-sur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Sep 2024 06:10:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Grandes interviews]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kanumagazine.com/?p=614</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au Burkina Faso, malgré le contexte sécuritaire difficile, le secteur des services ne cesse de dynamiser les échanges commerciaux. Léandre Hubert KABRE, Directeur Général adjoint de la Banque commerciale du Burkina, à travers cet entretien, évoque en quoi ceci impulse une vitalité au secteur bancaire ainsi que la mission de cette banque dans un contexte [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/le-dga-leandre-hubert-kabre-evoque-la-force-dun-partenaire-sur/">Le DGA LEANDRE HUBERT KABRE évoque la force d’un partenaire sûr.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong><em>Au Burkina Faso, malgré le contexte sécuritaire difficile, le secteur des services ne cesse de dynamiser les échanges commerciaux. Léandre Hubert KABRE, Directeur Général adjoint de la Banque commerciale du Burkina, à travers cet entretien, évoque en quoi ceci impulse une vitalité au secteur bancaire ainsi que la mission de cette banque dans un contexte de défis économiques mondiaux .</em></strong></p></blockquote></figure>



<p>KANU : Monsieur Léandre Hubert KABRE, vous êtes le Directeur Général Adjoint de la Banque commerciale du Burkina. Pré sentez-nous brièvement votre Banque Léandre Hubert KABRE : Merci pour l’intérêt que vous portez à la Banque Commerciale du Burkina BCB dont le slogan résume la philosophie qui sous tend sa création « La banque qui vous comprend ». La Banque Commerciale du Burkina, en abrégé BCB, créée en avril 1988 dans le cadre d’un partenariat entre l’Etat burkinabé et la Jamahiriya arabe libyenne représentée par la Libyan Foreign Bank (LFB), a ouvert ses portes en dé cembre 1988. La BCB est présente dans neuf régions sur les 13 régions que compte le Burkina. Elle s’adapte au contexte bancaire avec toutes les technologies nécessaires à son bon fonctionnement. Elle offre des pro duits et services de qualité à tous ceux quI interviennent dans le développement socio-économique de notre pays : les salariés, les particuliers, PME/PMI, les Start-up, les entrepreneurs et les opérateurs économiques. Le contexte national est marqué par une insécurité ambiante qui impacte l’économie nationale. Comment la BCB évolue-t-elle dans ce nouvel environnement ? Le Burkina Faso est effectivement menacé par les forces du mal, plongé dans l’insécurité depuis sept (07) ans au moins. Une situation qui certes plombe les affaires, mais sans empêcher les banques de réaliser des performances. La BCB a renoué depuis quelques an nées déjà avec une rentabilité qui n’a de cesse de se consolider. Progressivement, elle regagne des parts de marché et re monte dans le classement sur l’échiquier national. Malgré un contexte difficile marqué par l’insécurité, nous constatons une croissance soutenue de nos différents indicateurs, ainsi la BCB passe de la 10e place à la 7e place en 2021, et est classée 6e au premier semestre 2022 au niveau du total bilan. Nous avons embrassé une nouvelle dynamique de développement avec le repositionnement de notre institution parmi les banques leaders de la place. A ce titre, nous avons mis en place des projets structurants d’élargissement de notre réseau d’agences, à Ouagadougou et en province afin de nous rapprocher davantage de notre clientèle. Nous avons également mis en place des produits digitaux afin de mieux booster l’activité et répondre aux exigences de nos clients. Enfin, Comme vous le savez, la survie d’une entreprise dépend également de la qualité de ses hommes ; c’est pourquoi nous avons travaillé à renforcer le capital humain par des recrutements et la mise en place d’un dispositif de formation continue du personnel.</p>



<p><strong>Concrètement</strong><strong>, </strong><strong>qu’est-ce</strong><strong> qui </strong><strong>diffé</strong><strong> </strong><strong>rencie</strong><strong> la BCB des </strong><strong>autres</strong><strong> </strong><strong>banques</strong><strong> de la place ?</strong></p>



<p>&nbsp;Le slogan de la Banque Commerciale du Burkina, « La banque qui vous com prend », est un mode de complicité avec notre clientèle. Le verbe « <strong>com prendre </strong>» occupe une place centrale et conduit notre stratégie prospective.</p>



<p>&nbsp;Ainsi donc, nous privilégions le rapproche ment avec la clientèle pour mieux cerner ses besoins afin de lui offrir une solution sur mesure ; l’accompagnement du client par des mesures simples et des conseils appropriés ; le traitement rapide des dossiers. Nous nous sommes adaptés à l’évolution technologique en mettant en place des produits digitaux et services innovants afin de faciliter toutes les opérations de la clientèle ; le capital humain de nos agents bien formés, qui savent écouter et donner une suite aux nombreux clients </p>



<p><strong>Quelle analyse faites-vous aujourd’hui du secteur des services et particulièrement du commerce au Burkina Faso ?</strong></p>



<p>&nbsp;Le secteur du commerce au Burkina est au ralenti, dû essentiellement la situation sécuritaire et toutes les structures sont touchées. Dans ces genres de situation difficile, il faut développer une ingéniosité pour y faire face. Autrement, le secteur bancaire n’échappe pas à cette morosité de l’économie nationale. Avec nos pro duits digitaux, nos clients peuvent conti nuer leurs opérations même dans les zones rouges.</p>



<p><strong>La BCB </strong><strong>accompagne</strong><strong> le PADEV. </strong><strong>Qu’est-ce</strong><strong> qui sous-tend </strong><strong>votre</strong><strong> </strong><strong>en</strong><strong> </strong><strong>gagement</strong><strong> ?</strong></p>



<p>La Banque commerciale du Burkina ac compagne l’excellence. L’avenir du conti nent africain repose sur sa jeunesse bien formée et concurrentielle. Ce qui motive à accompagner tout ceux qui, dans leur secteur, se distinguent positivement, en particulier tous ceux qui cultivent l’excel lence.</p>



<p><strong>Un dernier mot ?</strong></p>



<p> Il est vrai que le Burkina Faso traverse des difficultés, mais le secteur bancaire en général s’est adapté et est résilient. Nous voulons rassurer nos clients que la BCB a développé des produits innovants pour satisfaire sa clientèle et cela se passe bien.</p>


<a  data-e-Disable-Page-Transition="true" class="download-link" title="" href="https://kanumagazine.com/download/381/?tmstv=1771873566" rel="nofollow" id="download-link-381" data-redirect="false" >
	Kanu 015</a>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/le-dga-leandre-hubert-kabre-evoque-la-force-dun-partenaire-sur/">Le DGA LEANDRE HUBERT KABRE évoque la force d’un partenaire sûr.</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ELHADJ YOUSSOUF TOURÉ, PDG DE DIABALY-TRANSIT</title>
		<link>https://kanumagazine.com/elhadj-youssouf-toure-pdg-de-diabaly-transit-cest-de-la-confiance-que-decoulent-les-partenariats-strategiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Sep 2024 19:26:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Grandes interviews]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kanumagazine.com/?p=454</guid>

					<description><![CDATA[<p>El Hadj Youssouf Touré règne en maître sur le secteur du transit à travers l’entre-prise qu’il a créée il y a dix ans, dans son pays, le Mali : Diabaly-Transit. Distingué ‘’Meilleur opérateur économique’’ à Kigali lors du Prix Africain de Développement, il évoque dans cette interview les clés de sa réussite et revient sur [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/elhadj-youssouf-toure-pdg-de-diabaly-transit-cest-de-la-confiance-que-decoulent-les-partenariats-strategiques/">ELHADJ YOUSSOUF TOURÉ, PDG DE DIABALY-TRANSIT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong><em>El Hadj Youssouf Touré règne en maître sur le secteur du transit à travers l’entre-prise qu’il a créée il y a dix ans, dans son pays, le Mali : Diabaly-Transit. Distingué</em></strong> <strong><em>‘’Meilleur opérateur économique’’ à Kigali lors du Prix Africain de Développement,</em></strong> <strong><em>il évoque dans cette interview les clés de sa réussite et revient sur l’impact de la</em></strong> <strong><em>crise liée à la Covid-19 et plus récemment à la guerre en Ukraine sur le secteur du</em></strong> <strong><em>transit et notamment sur les activités de sa société.</em></strong></p></blockquote></figure>



<p><strong>KANU : </strong>Monsieur Youssouf TOURE, vous venez une fois encore de vous distinguer dans votre secteur d’activité en remportant successivement des prix qui témoignent de votre sens managérial et des efforts à créer de la richesse. Que vous inspirent ces distinctions, en tant qu’opérateur économique ma lien dans un contexte aussi difficile que celui actuel avec la crise mondiale qui plombe le secteur ?</p>



<p><strong>El Hadj Youssouf TOURE </strong>: Je commence tout d’abord par saluer vos nombreux lecteurs qui, j’en suis certain, auront un grand plaisir, à travers ces lignes, à faire une immersion dans l’univers « Diabaly-Transit » qui se veut une entreprise ambassadrice du savoir entreprendre, un label Mali ; donc, une marque africaine. Je remercie le magazine KANU pour le choix porté sur ma personne pour parler de notre par cours, notre expérience, les valeurs que nous cultivons, notre vision du développement du Mali, du continent, nos ambitions. S’agissant de la réponse à votre question, je vois à travers ces distinctions, une invite à re doubler d’ardeur, à se surpasser, car ce que je considère comme une marque de confiance, de célébration de nos actions pour le développement durable et la croissance est, à mon avis, une charge de plus. L’on dit que le plus difficile n’est pas de se hisser à un niveau supérieur, mais d’y rester. En septembre 2020 déjà, nous avons été lauréats du Prix Africain de l’Emergence et du Dé- veloppement (PAFED) à travers notre distinction « Le Prix Africain du Meilleur Manager du secteur du Transit ». La même année, en octobre à Kigali, le groupe Diabaly-Transit s’est également distingué au Prix Africain de Développement (PADEV) décerné par la Fondation 225 du Rwanda. Pour l’édition 2021 du PAFED, Diabaly-Transit rempile avec « le Prix du meilleur Artisan des Œuvres Citoyennes pour son importante Contribution à l’édification de l’Afrique ». Et aujourd’hui, lors du PADEV Kigali 2022, African Développement Award, DIABALY est sacré « Meilleur opérateur économique ».Vous voyez là que ce dernier prix nous sort du seul cercle du transit, notre cœur de métier initial, et édifie sur l’élargissement du service Diabaly-Transit à d’autres activités du champ économique. Mais comment ce fut possible avec la crise mondiale, engendrée par plusieurs facteurs qui plombent le secteur du transit ? Je réponds, tout de go, que c’est parce que nous avons consolidé notre résilience par notre stratégie d’innovation, d’adaptation à ce nouvel ordre géopolitique, géostratégique et géoéconomique mondial. Car à Diabaly-Transit, nous progressons avec une feuille de route interne, dont le socle est la prospérité nourrie par l’anticipation</p>



<p><strong>D’aucuns voient à travers votre parcours, l’expression d’une capacité à réellement impacter le secteur des transports et de la logistique, domaine d’activité nécessitant de gros investissements. Pourriez-vous présenter à nos lecteurs ce parcours atypique qui fait aujourd’hui florès ?</strong></p>



<p>C’est vrai que notre parcours peut retenir l’attention par notre ascension quelque peu rapide pour nous-mêmes, mais que d’aucuns quali- fient de fulgurante, car nous avons seulement une dizaine d’années de parcours dans le transit, commissionnaire agréé en Douane.</p>



<p>Alors, ici, la recette, nous ne la protégeons guère. D’ailleurs, nous voulons qu’elle soit implémentée par tous, pour mieux renforcer le tissu économique du pays. D’abord, comme je l’ai évoqué un peu plus haut, il faut aimer ce que l’on fait, se fixer des objectifs et se donner les moyens de les atteindre ; ces moyens, c’est le choix des hommes à qui vous inculquez des valeurs pour asseoir une véritable culture d’entreprise.</p>



<p>Le transit est un secteur très sensible, tenu par une règle primordiale : le respect des délais contractuels. Et pour réunir cela, il faut de la rigueur dans la souplesse ; l’autre volet important, c’est d’être en phase avec ses obligations douanières, seule attitude qui vaille pour ces soldats de l’économie. Si vous réussissez sur ces deux leviers, vous avez de fortes chances de gravir les marches de l’escalier, car la confiance s’ins- talle, et c’est justement de la confiance que découlent les partenariats stratégiques, source de financement et de mobilisation de capitaux.</p>



<p><strong>La </strong><strong>réussite</strong><strong> d’un manager </strong><strong>tient</strong><strong> </strong><strong>également</strong><strong> à </strong><strong>certains</strong><strong> </strong><strong>éléments</strong><strong> </strong><strong>exogènes</strong><strong> </strong><strong>qu’il</strong><strong> nous plait de </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>voir</strong><strong> </strong><strong>énumérer</strong><strong>. </strong><strong>Quels</strong><strong> </strong><strong>sont</strong><strong> </strong><strong>ces</strong><strong> </strong><strong>éle</strong><strong>́- </strong><strong>ments</strong><strong> et </strong><strong>en</strong><strong> quoi </strong><strong>concourent-ils</strong><strong> </strong><strong>concrète</strong><strong>&#8211; </strong><strong>ment</strong><strong> à </strong><strong>votre</strong><strong> </strong><strong>essor</strong><strong> dans le </strong><strong>secteur</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Je vous ai dit tantôt que le caractère dit global du monde des affaires sur la planète fait en sorte que « un séisme » quelque part envoie ses ondes de choc chez d’autres. Vous voyez un peu les conséquences de la situation Russie–Ukraine, la Covid est passée par là, les conflits sous régio- naux font aussi partie du lot. Voilà, ce qui peut impacter négativement.</p>



<p>De l’autre côté, il y a le positif ; c’est le potentiel humain et ses autres ressources qui peuvent être des éléments attractifs pour des partenaires et investisseurs. Moi, j’ai profité de la renommée du potentiel humain des Maliens. Ils sont connus comme étant de gros travailleurs avec une culture entrepreneuriale qui remonte à plusieurs siècles. Et justement, malgré la situation sécuritaire du pays, ce qui n’est d’ailleurs pas une exclusivité malienne, le pays reste une destination prisée des investisseurs.</p>



<p>Les clés de réussite pour un homme d’affaires, c’est d’abord le goût de l’aventure et du risque, mais un risque mesuré. Les autres qualités suivent, c’est-à-dire l’honnêteté, la persévérance, le leadership ; bref, les attitudes ver- tueuses.</p>



<p><strong>Entreprendre</strong><strong> </strong><strong>en</strong><strong> Afrique </strong><strong>reste</strong><strong> un </strong><strong>risque</strong><strong> à </strong><strong>surmonter</strong><strong> avec </strong><strong>abnégation</strong><strong>. Ceci du fait des conditions et de la </strong><strong>frilosite</strong><strong>́ des institutions </strong><strong>financières</strong><strong> à </strong><strong>accompagner</strong><strong> les </strong><strong>entreprises</strong><strong>, surtout </strong><strong>celles</strong><strong> </strong><strong>en</strong><strong> construction. </strong><strong>S’agissant</strong><strong> de </strong><strong>votre</strong><strong> </strong><strong>cas</strong><strong>, </strong><strong>quels</strong><strong> </strong><strong>ont</strong><strong> </strong><strong>éte</strong><strong>́ les leviers sur les- </strong><strong>quels</strong><strong> </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>êtes</strong><strong> </strong><strong>appuye</strong><strong>́ pour </strong><strong>relever</strong><strong> le </strong><strong>défi</strong><strong> et </strong><strong>connaître</strong><strong> le </strong><strong>succès</strong><strong> qui fait de </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>aujourd’hui</strong><strong> un </strong><strong>exemple</strong><strong> ?</strong></p>



<p>Pourquoi c’est l’Afrique qui serait le continent du risque ? Vous savez le nombre de fois qu’on court le risque de mourir dans une très grande ville européenne par rapport à un village africain ? C’est souvent mille fois plus. Vous savez que les ressources sont ici chez nous en Afrique et ce que nous appelons « moyens » sont ailleurs. Alors, il s’agit pour nous Africains de prouver avec assurance, détermination, conviction ferme, que nous sommes dans un process WIN-WIN (gagnant-gagnant), en nous débarrassant de cet Afro-pessimisme, de ce sentiment de condescendance et de frilosité.</p>



<p>Cependant, il y a des habitudes dont il faut se débarrasser si nous voulons être au rendez-vous du monde, tout comme nous devons rejeter des pratiques malsaines venues d’ailleurs, qui ne répondent pas à nos réalités et valeurs domestiques. Moi, j’ai tenté la symbiose, et ç’a l’air d’aller.</p>



<p><strong>Vous</strong><strong> </strong><strong>considérez-vous</strong><strong> </strong><strong>comme</strong><strong> un </strong><strong>chanceux</strong><strong> </strong><strong>ou</strong><strong> </strong><strong>quelqu’un</strong><strong> qui a </strong><strong>su</strong><strong> </strong><strong>saisir</strong><strong> </strong><strong>une</strong><strong> </strong><strong>opportunite</strong><strong>́ pour </strong><strong>gravir</strong><strong> les marches de la </strong><strong>réussite</strong><strong> ? Ou </strong><strong>comme</strong><strong> un homme qui a </strong><strong>bénéficie</strong><strong>́ de coups de </strong><strong>pouce</strong><strong> politique ?</strong></p>



<p>Chance et opportunité pour moi sont dans le même sac. Si vous avez la chance de tomber sur une opportunité et que vous ne la saisis- sez pas, ça ne marche pas. Avoir l’opportunité d’un coup de pouce est aussi une question de chance. Moi, ce n’est pas le chemin par lequel je suis passé. Mais par contre, pensez-vous que les affaires peuvent prospérer si le pays en question n’a pas une bonne politique pour la promotion des affaires ?</p>



<p>Vous voyez comment ces pays riches déve- loppent des politiques de soutien en faveur de leurs agriculteurs, industriels, hommes d’af- faires et autres ? Nous devrons nous débar- rasser des clichés dans le genre et mettre nos efforts en commun, mais que chacun joue sur son terrain ; l’essentiel est que le pays se dé- veloppe, pas pour un groupement, mais pour l’ensemble des citoyens. Je suis entrepreneur dans l’âme avec comme but de réaliser des bé- néfices et partager les profits.</p>



<p><strong>Au firmament de la </strong><strong>réussite</strong><strong>, </strong><strong>quelles</strong><strong> </strong><strong>sont</strong><strong> </strong><strong>vos</strong><strong> ambitions </strong><strong>ou</strong><strong> perspectives pour le </strong><strong>groupe</strong><strong> que </strong><strong>vous</strong><strong> </strong><strong>portez</strong><strong> ? </strong><strong>L’entreprise</strong><strong> </strong><strong>vise</strong><strong>-t-</strong><strong>elle</strong><strong> </strong><strong>une</strong><strong> extension de </strong><strong>ses</strong><strong> </strong><strong>activités</strong><strong> dans la sous-ré- </strong><strong>gion</strong><strong> </strong><strong>ou</strong><strong> sur le continent ?</strong></p>



<p>C’est déjà une réalité, je vous ai dit que nous sommes dans plusieurs pays en Afrique, en Europe, et ailleurs. Le maillage poursuit son cours avec de nombreux partenariats stratégiques, des investisseurs potentiels dans plusieurs secteurs d’activités, des projets innovants à concrétiser dans les plus brefs délais. Vous savez, le business n’aime pas le surplace, il faut bouger, innover, créer et surveiller de façon permanente l’environnement interne et externe.</p>


<aside
	class="download-box">

	<img fetchpriority="high" decoding="async" width="804" height="885" src="https://kanumagazine.com/wp-content/uploads/2024/09/KANU_NO15.png" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="" />
	<div
		class="download-count">672 téléchargements</div>

	<div
		class="download-box-content">

		<h1>Kanu 015</h1>

						<a  data-e-Disable-Page-Transition="true" class="download-link download-button" title="" href="https://kanumagazine.com/download/381/?tmstv=1771873566" rel="nofollow" id="download-link-381" data-redirect="false" >
			Télécharger le fichier			<small>KANU-015-Nov-Dec-2022-.pdf				&ndash; 88,63 Mo</small>
		</a>
			</div>
</aside>





<p></p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/elhadj-youssouf-toure-pdg-de-diabaly-transit-cest-de-la-confiance-que-decoulent-les-partenariats-strategiques/">ELHADJ YOUSSOUF TOURÉ, PDG DE DIABALY-TRANSIT</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dr HERVÉ JOËL N’GUESSAN :« L’AVENIR DU MONDE SE JOUE EN AFRIQUE »</title>
		<link>https://kanumagazine.com/dr-herve-joel-nguessan-lavenir-du-monde-se-joue-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[kamu1209]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Aug 2022 06:41:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Grandes interviews]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://kanumagazine.com/?p=1361</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entreprendre est loin d’être le chemin le plus facile qui mène à la réussite. Bien que l’écosystème des affaires s’améliore, il n’en demeure pas moins que ça reste un parcours de combattant. Nous avons reçu en grande interview de ce mois, Hervé Joël N’Guessan, Docteur pharmacien, mais également entrepreneur dans plusieurs secteurs dont l’évènementiel et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/dr-herve-joel-nguessan-lavenir-du-monde-se-joue-en-afrique/">Dr HERVÉ JOËL N’GUESSAN :« L’AVENIR DU MONDE SE JOUE EN AFRIQUE »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p>Entreprendre est loin d’être le chemin le plus facile qui mène à la réussite. Bien que l’écosystème des affaires s’améliore, il n’en demeure pas moins que ça reste un parcours de combattant. Nous avons reçu en grande interview de ce mois, Hervé Joël N’Guessan, Docteur pharmacien, mais également entrepreneur dans plusieurs secteurs dont l’évènementiel et le digital. Il partage avec vous son histoire, son expérience, sa vision et ses ambitions. </p></blockquote></figure>



<p><strong>Comment se porte le secteur pharmaceutique en Côte d’Ivoire et en Afrique ?</strong><br>Le secteur pharmaceutique en Côte d&rsquo;Ivoire se porte bien dans l’ensemble, les conditions d’approvisionnement des officines de pharmacie se sont améliorées avec l’installation d’une Centrale d’achat. Aussi, il faut noter que l’État a mis en œuvre une politique sanitaire pour d’une part, lutter contre la prolifération des médicaments contrefaits et d’autre part, favoriser l’installation des industries pharmaceutiques, ceci dans le but d’améliorer l’accès aux médicaments essentiels de bonne qualité.</p>



<p> <strong>Quel est votre regard sur l’entrepreneuriat en Afrique de façon générale et surtout en Côte d’Ivoire ?</strong><br> A mon avis, l’entrepreneuriat en Afrique a de beaux jours devant lui. Aujourd’hui, l’on note dans tous les secteurs ou presque, un dynamisme entrepreneurial sans précédent en Côte d&rsquo;Ivoire, mais également dans toute l’Afrique. On remarque aussi que les pouvoirs publics sur le continent essaient de jouer leur rôle, afin de faciliter l’accès aux financements pour des milliers de jeunes qui, à cause du chômage, voient en l’entrepreneuriat une alternative crédible. </p>



<p><strong>Certains experts estiment que les vraies problématiques de l’entrepreneuriat en Afrique sont le financement et la formation. Partagez-vous ce point de vue ?</strong><br>Oui effectivement, je suis tout à fait d’accord ! L’absence de formation spécifique et le manque d’accès aux financements sont sans aucun doute des freins pour l’entrepreneuriat en Afrique. Cependant, il existe heureusement des initiatives de certains leaders, des associations, des grandes entreprises qui visent à stimuler la fibre entrepreneuriale au niveau de la jeunesse par du mentorat, du coaching et des jeux concours. Leurs actions combinées participent à créer un environnement favorable à l’émergence des entreprises. </p>



<p><strong>Quelle est votre analyse du problème de financement auquel sont confrontés les jeunes entrepreneurs africains ?</strong> <br>Même si le financement ne garantit pas le succès d’une activité ou d’un projet, il est bon de souligner qu’il demeure indispensable pour le développement de toute entreprise. En Côte d&rsquo;Ivoire et dans la plupart des pays africains, le manque d’accès aux financements pour les entrepreneurs est effectivement une réalité. Les entrepreneurs voient leurs demandes de financement rejetées par les banques à cause et surtout de leur incapacité à remplir entièrement les conditions d’accès aux prêts que certains jugent excessives. <br>On demande par exemple à un entrepreneur qui vient de démarrer son activité de fournir, comme garantie, les papiers d’un bien immobilier en son nom, ce qui s’avère carrément impossible pour la plupart d’entre eux. Sans compter également les autres documents administratifs et financiers réclamés par les banquiers et dont l’élaboration par les cabinets juridiques et financiers (business plan et les documents juridiques) coûte une petite fortune. Les microfinances ont certes joué leur rôle en proposant une offre de financement plus adaptée aux PME qui ont rejoint massive-épouse et surtout le soutien familial. C’est dans la même dynamique instinctive de diversification des activités que je me suis lancé dès 2015 dans le digital qui comporte un énorme potentiel d’affaires. Vous êtes le promoteur de l’application Skyros-rose. <br><strong>Racontez-nous l’histoire qui a conduit à la mise en place de cette application ? Comment fonctionne-t-elle ? Est-elle vraiment rentable ?</strong><br>En 2015, j’ai personnellement jugé la sponsorisation publicitaire, telle que mise en œuvre sur le réseau social Facebook, efficace, mais trop impersonnelle qui fonctionne selon le schéma suivant : une entreprise X fait la publicité de son produit X1 à l’attention des consommateurs. C’est de la publicité B to C (Business to Costumer – NDLR). Pour ma part, la meilleure publicité demeure le bouche-à-oreille, la publicité C to C (Costumer to Costumer –NDLR).Je suis donc rentré en réflexion pour concevoir un modèle de publicité qui reflète ma perception. Mes idées ne sont pas très claires, cependant elles concourent à mettre en place une plateforme d’où la publicité est véhiculée par les personnes elles-mêmes à l’endroit de leur communauté et à travers leurs profils sur les réseaux sociaux, afin que les stories Facebook, Instagram, les fils d’actualité, les statuts WhatsApp deviennent des supports publicitaires à part entière au même titre que les panneaux de 12 mètres carrés. <br>À cette époque, j&rsquo;ai essayé d’acheter carrément une page Facebook très connue de la place et qui fait la promotion évènementielle, pour mener à bien cette activité, mais le deal échoue. C’est à cet instant que je réalise que la popularité grandissante des systèmes informatiques appelés applications, pourraient me permettre d’avoir plus d’autonomies et de possibilités pour mener à bien cette activité publicitaire. C’est de là que Skyros-rose est créée. L’application Skyros-rose est disponible en téléchargement sur App Store et Play store à partir premier trimestre de 2021. Au 4<sup>e</sup> trimestre de 2021, nous avons atteint la barre des 100.000 adhérents pratiquants l’activité dénommée le « pop sharing » et sans oublier notre portefeuille clientèle qui s’est renforcé avec plus de 200 campagnes publicitaires pour un peu plus de 50 annonceurs (grande entreprise, agence de communication, PME). Dans ce même temps, nous avons distribué plus de 30 millions de FCFA de revenus publicitaires et ce n’est qu’un début. <br>Nous avons démarré au premier trimestre de 2022 une activité statistique avec différents sondages pratiqués sur notre communauté pour le compte des politiques, des grandes entreprises et de certains ministères. Ce qui devrait également participer à renforcer et diversifier nos sources de revenus. </p>



<p><strong>Quel est votre message à l’endroit des entrepreneurs africains ?</strong><br>Je suis très optimiste pour l’Afrique de demain. Ça fait partie de ma philosophie et je voudrais dire aux entrepreneurs africains de rester concentrer et déterminer, l’avenir du monde se joue en Afrique. Cyprien KOBOUDE</p>



<p><strong>Biographie :Dr HERVÉ JOËL N’GUESSAN :UN PHARMACIEN AMOUREUX DU DIGITAL</strong></p>



<p>L’ivoirien Hervé Joël N’guessan fait partie de la nouvelle génération de jeunes Africains qui veulent marquer positivement leur continent en s’appuyant sur l’innovation. Après avoir obtenu son diplôme de pharmacien en juillet 2016, ce jeune de 36 ans n’a pas cessé de réfléchir à quelle solution proposée pour aider les entreprises de son pays à avoir de la visibilité. Ayant toujours été attaché au secteur du digital, Hervé a eu l’idée géniale de créer en 2021, la toute première application spécialisée en publicité digitale C to C en Côte d’Ivoire. Baptisée Skyros-rose cette application a pour but de favoriser la publicité du « bouche-à-oreille ».<br>La plateforme se présente comme un excellent canal où la publicité est véhiculée par les personnes elles-mêmes à l’endroit de leur communauté et à travers leurs profils sur les réseaux sociaux. L’objectif c’est de permettre aux stories Facebook, Instagram, les fils d’actualité, les statuts WhatsApp de devenir des supports publicitaires à part entière au même titre que les panneaux de 12 mètres carrés au bord des grandes routes. <br>Depuis son lancement, Skyros-rose connait un succès impressionnant avec déjà plus de 100 000 adhérents. Un esprit d’entrepreneur hérité des parents Hervé Joël N’guessan est le deuxième d’une famille de 6 enfants. Ses parents sont des entrepreneurs dont il s’est inspiré. Son père a investi dans le secteur de la pharmacie et sa mère est une économiste et chef d’entreprises. Après avoir suivi les traces de son père en investissant également dans la pharmacie, Hervé a ensuite embrassé le domaine de l’évènementiel. En 2012, Il a mis en place une compagnie évènementielle et un espace évènementiel. La compagnie fonctionne « grâce à des collaborateurs formidables dont mon épouse et surtout le soutien familial »,s’est-il confié dans une interview. Mais depuis 2015, il est à fond dans le digital qui comporte selon lui, un énorme potentiel d’affaires. <br>Le numérique est un secteur qui le passionne beaucoup. Ses premiers modèles au niveau du monde des affaires demeurent ses parents. « Le slogan de ma mère est : « ex nihilo » qui veut dire : « on peut partir de rien&#8230; ». Cet état d’esprit m’a toujours inspiré. Je suis surtout plein d’admiration à leur égard à cause de leur foi, leur humilité et leur sens élevé de la probité », a-t-il déclaré. Il a toutefois appris à apprécier, mais à ne pas envier certains modèles de réussite. Marié et père de trois enfants, Hervé Joël N’guessan a révélé être un passionné du monde animal et aime la pêche sportive. Il joue également au golf et au tennis.</p>



<p>Cyprien KOBOUDE</p>


<aside
	class="download-box">

	<img decoding="async" width="803" height="885" src="https://kanumagazine.com/wp-content/uploads/2024/09/KANU_NO13.png" class="attachment-full size-full wp-post-image" alt="" />
	<div
		class="download-count">509 téléchargements</div>

	<div
		class="download-box-content">

		<h1>KANU 013</h1>

						<a  data-e-Disable-Page-Transition="true" class="download-link download-button" title="" href="https://kanumagazine.com/download/254/?tmstv=1771873566" rel="nofollow" id="download-link-254" data-redirect="false" >
			Télécharger le fichier			<small>KANU-13_Aout_2022.pdf				&ndash; 7,02 Mo</small>
		</a>
			</div>
</aside>


<p>L’article <a href="https://kanumagazine.com/dr-herve-joel-nguessan-lavenir-du-monde-se-joue-en-afrique/">Dr HERVÉ JOËL N’GUESSAN :« L’AVENIR DU MONDE SE JOUE EN AFRIQUE »</a> est apparu en premier sur <a href="https://kanumagazine.com">Kanu magazine</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
